« 1 :54, un film poignant » de Yan England

Écrit par
film québécois

Je suis sortie de la salle de cinéma bouche bée. Je suis d’ailleurs encore sous l’emprise du film, signé Yan England.

Intimidation, sexualité, rivalité, famille, performance, force, esprit, jeunesse, accomplissement, vengeance, amitié, amour… Cette œuvre québécoise a réussi à réunir de nombreux aspects de la vie d’un adolescent en l’espace de quelques dizaines de minutes. Le premier long-métrage de Yan England se base sur une réalité actuelle qui exprime les dérives de l’intimidation sur le quotidien d’un jeune dans son environnement scolaire.

Le jeu des acteurs est tout simplement prodigieux. En tant que spectatrice, j’ai ressenti chacune des émotions émises par les acteurs, jeunes ou adultes.

 1 :54

Crédit photo : http://hollywoodpq.com/2016/07/27/bande-annonce-le-nouveau-film-de-154-de-yan-england-mettant-en-vedette-antoine-olivier-pilon-et-sophie-nelisse-sannonce-vraiment-prometteur/

Antoine Olivier Pilon, également connu comme l’un des protagonistes principaux du film Mommy, a offert toute une performance, à la fois déchirante et poignante, durant tout le long-métrage. Le jeu de l’acteur fait prendre véritablement conscience des difficultés que peuvent subir les jeunes dans un environnement scolaire qui se veut, mine de rien, très fermé encore.

La jeune Sophie Nélisse impressionne une fois de plus avec sa fougue et sa passion. C’est naturellement qu’elle s’implique dans la vie de Tim (Antoine Olivier Pilon) afin de l’aider en tant qu’amie.

Lou Pascal Tremblay a joué incroyablement son rôle « d’intimidateur ». En entrevue à plusieurs reprises, il a précisé que ça avait été très difficile pour lui de jouer ce rôle. Il faut totalement s’oublier pour devenir une personne que nous ne sommes pas.

Le duo Antoine Olivier Pilon et Lou Pascal Tremblay est un véritable succès dans ce long-métrage.

On pourrait croire que la diversité de notre monde actuel ferait en sorte que les jeunes d’aujourd’hui soient tout simplement plus ouverts d’esprit, mais non. Le constat est réel. L’intimidation est encore très prédominante dans notre société, et malheureusement, c’est un fardeau pour de nombreux jeunes qui ne souhaitent qu’aller à l’école finalement. Il ne faut pas oublier que chaque mot, chaque parole qu’on peut dire à une personne peut la blesser. Réfléchissez-y à deux fois avant… Les conséquences peuvent être irréversibles.

Quelque chose m’a frappée et m’a rassurée durant la séance de cinéma. Beaucoup de parents étaient accompagnés de jeunes adolescents.Nous ne le dirons jamais assez : l’intimidation peut faire très mal. Informez vos enfants, vos amis, vos familles de cette problématique, encore beaucoup trop présente au sein de nos écoles. Le film de Yan England sensibilise à ce fardeau de manière extraordinaire. L’intimidation reste l’un des sujets les plus difficiles à retranscrire au cinéma, mais c’est un pari réussi pour Yan England !

Vous n’êtes pas convaincus ?

Critique de film

Texte révisé par Maryse Robert.

Crédit photo de l’image de couverture.

Catégorie de l'article:
CULTURE

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