8 mars : Journée internationale des femmes

Écrit par

Ce matin-là, en me connectant sur les réseaux sociaux, j’ai aperçu plusieurs articles et photos à propos des femmes, ce qui m’a rappelé l’évènement du jour. Je me suis alors questionnée sur l’ampleur que cette journée a mondialement. Je dois avouer que je suis chanceuse d’être une femme née au Canada. Lorsque je regarde pas si loin de chez nous, présentement, et que je vois quel genre d’homme gouverne le pays voisin, je me dis que nos droits ne sont pas encore si acquis.

En ce qui concerne la condition de la femme, il faut rappeler que notre société est rendue où elle est aujourd’hui depuis la reconnaissance des droits des femmes afin de les rendre égales aux hommes. Le mot «féministe» est souvent associé, par des gens qui ignorent la signification, à des femmes rabat-joie, contrôlantes et frustrées, ce qui est complètement erroné. Ce terme est encore un peu tabou, et ce, même dans des sociétés comme la nôtre. Nous voulons donner de l’importance à la femme ainsi que de la reconnaissance, alors qu’au fond, une partie des hommes sont encore frustrés de voir l’évolution des femmes.

Bien que la femme soit rendue sur le marché du travail et qu’elle livre une performance parfois supérieure à celle de ses collègues masculins, on hésite encore à la reconnaître comme professionnelle, comme chef d’entreprise; nous gardons une certaine méfiance à se faire diriger par une femme. Pour celles qui le font et qui ont réussi à se rendre à ce niveau, elles sont souvent dénigrées par leurs paires pour des raisons parfois absurdes empreintes de sexisme. L’homme hésite encore quant à la manière de se représenter la femme en général. Il ne sait pas si elle est une femme-objet, qu’il peut dominer, ou plutôt de la concurrence. Je dois avouer que cette ambivalence porte à la frustration. Je pense qu’il ne faut pas mettre tous les œufs dans le même panier. Nous vivons dans une société qui valorise l’image superficielle de la femme.

Par contre, en tant qu’individus, nous devons faire la part des choses concernant ce que nous voyons. Nous avons le choix de nous conformer à la masse ou non. C’est aussi ça l’évolution.

Grâce à une poignée de femmes qui ont pris leur courage à deux mains, j’ai la chance et l’honneur aujourd’hui de pouvoir livrer publiquement ce message. J’ai la chance d’avoir accès à des études supérieures au lieu de rester à la maison. Je peux planifier ma vie et mon avenir selon ma propre volonté et mes objectifs. Je peux maintenant voir la vie à ma manière et en toute liberté.

Simone de Beauvoir, théoricienne et participante d’envergure dans le mouvement de libération des femmes dans les années 1970. (Crédit photo : Google Images)

Bien que cette journée soit banale pour une partie de la population, je pense que nous devons repenser à tout le chemin que nous avons parcouru depuis quelques décennies. C’est grâce à ces femmes et aussi grâce à celles qui nous entourent quotidiennement que nous sommes où nous nous retrouvons présentement. Comme le dirait Simone de Beauvoir : « On ne naît pas femme, on le devient ».


Crédit photo de l’image de couverture.

Révisé par : Louis-Alexis Couture.

Articles tagués:
· · · ·
Catégorie de l'article:
ACTUALITÉ

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *