Cinq questions à une duchesse

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Le traditionnel Carnaval de Québec est bien ancré dans le cœur des habitants de la Capitale-Nationale. La coutume des duchesses aussi. Les sept jeunes femmes, soigneusement sélectionnées pour représenter les différents duchés de la Ville de Québec, ont été dévoilées publiquement, le 6 octobre dernier. Intercom a rencontré Ann-Julie Macdonald, duchesse de Ste-Foy-Sillery-Cap-Rouge.                   

Qu’est-ce qui te motive à être duchesse ?

« Je suis étudiante en communication publique et je vise le domaine des relations publiques, donc c’est sûr que faire cette expérience-là, c’est un excellent tremplin pour ma carrière. Ça, c’était une principale motivation. Il y a aussi de se développer un réseau d’affaires, un sentiment d’accomplissement. Juste d’avoir été choisie, c’est un accomplissement en soi. De réussir tout le processus et tout ce que ça m’a demandé pour devenir duchesse. »

La vente de la bougie occupe une place importante. Comment vas-tu t’y prendre pour optimiser tes ventes ?

« Il faut faire une analyse de notre marché et cibler les endroits où il va y avoir le plus de monde pour vendre la bougie. Il faut faire des téléphones. Il faut aussi se trouver des bénévoles, des organismes à but non lucratif, des fondations, des organisations sportives. On va les rencontrer, on se promène dans les écoles, on a des documents et on les remet. On essaie de vendre le produit. Il faut être convaincantes parce qu’il y a des gens qui possèdent encore une vieille opinion sur des duchesses, que c’est un concours de beauté. Ce n’est vraiment plus ça. C’est notre sens de l’entreprenariat,  nos ambitions. »

Être duchesse exige un horaire très chargé. Comment vas-tu gérer ton temps ?

« J’ai un employeur qui est très accommodant. J’ai quatre cours, je suis encore étudiante à temps plein, les professeurs le savent. Je ne suis aucunement allégée. J’ai les mêmes horaires et les mêmes remises. »

Quel est ton objectif dans cette aventure ?

« Dans le carnaval, il faut s’affilier avec un organisme. Moi j’ai choisi Laura Lémerveil, qui est une cause pour les enfants handicapés de 4 à 25 ans. Notre objectif au bout, c’est de travailler le plus fort possible pour leur remettre le plus gros montant possible. C’est mon objectif final, de leur remettre un beau montant. Ils ont des gros projets devant eux et je veux les aider à réaliser ces projets-là. »

Est-ce que c’était un rêve de petite fille de devenir duchesse ?

« Je participe au carnaval depuis que je suis toute jeune. J’ai mon effigie de mon année de naissance chez moi, on y va depuis toujours. Mon père m’avait déjà parlé qu’il y avait des duchesses, sauf que c’était vraiment plus un concours de beauté. Quand l’évènement des duchesses est revenu, j’avais 17 ans donc je n’avais pas l’âge pour m’inscrire. On a vu évoluer les duchesses et l’implication de la bougie. Depuis un an, j’ai vraiment ça dans la tête et cette année c’était l’année la plus gagnante pour moi. »

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Faits saillants

  • La duchesse de Ste-Foy-Sillery-Cap-Rouge a un objectif de vente de 10 908 bougies,
  • Trois autres duchesses ont fait ou sont présentement au baccalauréat en communication publique à l’Université Laval,
  • Contrairement aux autres années, les duchesses ne sont obligées d’habiter le comté qu’elles représentent,
  • Les duchesses doivent suivre plusieurs formations au cours de l’année pour bien remplir leurs fonctions.

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La petite histoire de la bougie

« Depuis sa création en 1959, la Bougie s’est transformée à maintes reprises. Au tout début, il s’agissait d’une simple bougie. Lorsque la cire qui coulait était de couleur, la personne gagnait un prix. Toutefois, après plusieurs plaintes d’incendies de résidences, le Carnaval de Québec a dû modifier le produit. La base de la chandelle a alors été ignifugée, son enveloppe de carton fut enrobée d’aluminium et on fit l’ajout d’une mèche qui s’auto-éteignait. En 1983, afin de réduire tout risque d’incendie, la Bougie fut remplacée par la « bougie gratouille ». Les carnavaleux devaient donc gratter une Bougie pour trouver trois dessins identiques afin de gagner des prix. Treize ans plus tard, en 1995, le Carnaval de Québec décida de faire revivre la vraie Bougie, telle qu’on la connaît aujourd’hui. Pour le plus grand bonheur de tous, la flamme qui réchauffe les cœurs et met une vraie ambiance de Carnaval est de retour. »

Source : Site web du Carnaval de Québec

Texte révisé par Malika Schneider

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