Compte rendu : Comic Con de Québec

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Les 20 et 21 octobre derniers, la Comic Con de Québec était de retour au palais des Congrès. Présentée par Télétoon la nuit, émission de télé destinée aux adolescents et jeunes adultes, le festival était relancé pour la 5e année consécutive ; fans et curieux étaient tous au rendez-vous pour célébrer ensemble la pop-culture. 

Dès l’ouverture des portes, le samedi matin, la file était déjà longue. Beaucoup s’étaient prêtés au jeu du Cosplay, au réalisme parfois saisissant.

« It’s a chance to be someone else » ; « C’est une chance d’être quelqu’un d’autre », affirme le cosplayeur Rob Amyot, enveloppé dans une combinaison de Spiderman. Accompagné de Nick Kowalenko, les deux Montréalais avaient déjà participé à des Comic-con, pour le plaisir du déguisement.

Également, la cosplayeuse Darkanival Butler, alors habillée en Mable Taylor dans World of Mystic Wiz (avis aux connaisseurs) était présente en tant qu’invitée. Pour elle, le déguisement a toujours été une passion : « j’adorais préparer mon costume pour Halloween, j’ai immédiatement saisi l’opportunité de pouvoir faire ça à longueur d’année ». Nienna Surion et elles avaient représenté le Canada en 2016 au World Cosplay Summit, le championnat mondial du cosplay au Japon.

Les Vikings cosplay QC, un groupe réunit par l’amour des grandeurs natures, posaient quant à eux dans de grandes photos de groupes. Le prix de chaque photo était reversé au Club des Petits-déjeuners, organisme qui vise à ce que chaque enfant ait accès à un petit déjeuner complet et nutritif, afin d’être au mieux de ses capacités d’apprentissage.

Entre chaque activité, il était possible de se promener dans le grand Hall, au milieu des invités, illustrateurs et accessoiristes jusqu’aux vendeurs de goodies venus de tous les univers. C’est ainsi qu’il était possible de croiser les designs de Jason Simard, graphiste présent depuis la première CC de Québec. Sans avoir suivi de cursus de dessin, les fanarts de l’artiste accrochent l’œil, dont un personnage original qu’il a créé, qui sera au cœur, confie-t-il, d’un projet de bande dessinée.

Deux illustratrices, Jessi Tremblay et Vanessa Lalonde, alias Anouk et Van, étaient venues présenter leur univers. Le trait est fin, le style affirmé. Anouk elle, garde en ligne le thème de l’érotique queer, à travers des petits recueils Inktober qu’elle a décidé d’imprimer en petites histoires. Van a de son côté réalisé une bande dessinée sur l’histoire de Québec, centrée sur ses contes et légendes.

Tout au long du week-end, la Comic-con offrait diverses activités. Pour commencer après une séance de dédicaces de la mangaka Harumo Sanazaki, un concert donné par l’Orchestre à Vents de Musiques de Films reprenait des thèmes de la saga Star Wars. Pour le plaisir des plus anciens aux plus jeunes fans, cinquante musiciens se sont donc livrés à un concert intense, rythmé par des coups provenant de la salle voisine. En effet, toutes les deux heures, deux lutteurs s’affrontaient sur un ring à la manière des émissions de catch, dans un combat simulé, digne d’un film d’action ; il va sans dire que pour les cascades, les deux adversaires n’avaient aucune doublure.

Une fin de semaine sous le signe de l’euphorie générale, de retrouvailles du festival, teintée d’une certaine nostalgie des précédentes années.

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CULTURE

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