Confort et indifférence

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Le confort et l’indifférence, un film documentaire de Denys Arcand sorti en 1981. Le long-métrage montre des opinions et des réactions de la population par rapport au référendum de 1980.

Dans son film, Arcand fait le lien entre les évènements entourant cette première crise du Oui et du Non et les principes de Machiavel, un philosophe italien né en 1469. Machiavel avait une vision cynique, mais ô combien réaliste des êtres humains en position de pouvoir et des peuples en dessous d’eux.

J’ai écouté ce documentaire parce que ma petite sœur, beaucoup plus impliquée dans les causes sociales que moi, me l’a conseillé. Au début, je me suis dit : « bah…un maudit vieux film mal fait qu’un prof plate d’histoire au secondaire pourrait faire écouter à ses élèves! ». En le regardant, j’ai  réalisé à quel point le film est toujours d’actualité. On oublie vite, on oublie vite. On oublie comment les gens se sont battus pour avoir un pays, on oublie tout le travail que les politiciens péquistes ont mis dans cette cause, on oublie à quel point on a passé proche de l’avoir notre pays! Machiavel a dit : « les hommes se souviennent du résultat, mais pas de la manière dont le prince (ou gouvernement) y est arrivé ». On se souvient que la réponse a été Non en 1980, mais on se souvient moins de la campagne immorale qu’a menée le gouvernement fédéral pour en arriver là. C’est le genre de lien qu’Arcand tente de faire dans le documentaire. À la fin du film, je me suis dit que tout le monde devrait l’écouter pour se rappeler les événements.

« Ouin, mais je recevrai peut-être plus mon chèque de BS si on se sépare du Canada. »

« Ouin, mais toute c’t’argent là qu’on reçoit du fédéral on n’peut pas s’en passer. »

« Ouin, mais on est ben là, pourquoi chialer pi mordre là main de celui qui nous nourrit? »

…et bla-bla-bla. Résumé : peur, soumission, ignorance et manque de couilles! Bon, là aujourd’hui, peut-être qu’on est un peu mieux quand même; les jeunes plus instruits se sont levés en 2012! Mais le confort et l’indifférence sont si près encore, tellement présents dans notre société. C’est la voie facile. « D’autres vont s’en occuper! », « Je ne peux rien changer au fond! », « J’ai autre chose à faire aujourd’hui ». Regardez, c’est ça que je me suis dit d’ailleurs en choisissant de ne pas aller à l’assemblée générale d’élection de l’AECPUL à l’université. C’est grave! C’est ce qu’on a eu comme modèle aussi : je pense à ma petite personne avant de m’intéresser aux grands enjeux de ma société qui changeront l’histoire.

Bon c’est quoi le but de ce texte? Décourager le monde? Réveiller le monde? Honnêtement, je ne le sais pas! Mais écoutez donc le film sur le site de l’ONF si vous avez une chance pour un rafraichissement de mémoire garanti!

Mot de la fin : « Icitte y’a juste les plaques de chars qui ont encore un p’tit peu de mémoire » – Les Cowboys fringants

 

Léa Boucher-Telmosse
lea.boucher-telmosse.1@ulaval.ca
@IntercomMag

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