Contrer l’intolérance au Québec

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Il y a maintenant un an, la grande mosquée de Québec a été le théâtre d’une fusillade qui a fait six morts et huit blessés. Du 26 au 29 janvier 2018, des commémorations ont été organisées pour se souvenir des victimes. Ces quatre jours ont aussi servi de rencontre afin d’informer toute la communauté québécoise.

Lors de ces commémorations, les proches des victimes ainsi que les témoins du drame ont pu parler de cette nuit et de la douleur qu’ils ressentaient. Les cérémonies étant ouvertes à tout le monde, des visiteurs de cultures diverses ont pu venir partager le deuil des témoins. Toutefois, plusieurs d’entre eux ont profité de cette occasion pour affirmer l’importance d’informer la population sur leur culture. Le cofondateur du Centre culturel islamique de Québec, Boufeldja Benabdallah, soutient que les citoyens doivent s’informer davantage afin de bien faire la différence entre « la religion musulmane et l’islamisme radical ». Les commémorations ont donc permis au public rassemblé d’en apprendre plus sur les traditions musulmanes.

Depuis les événements, plusieurs personnes ont remarqué qu’il existait une certaine intolérance à Québec. Ils ont donc compris que la seule façon de vaincre cette intolérance était de rapprocher les citoyens de Québec avec les membres de la communauté musulmane. Durant les quatre jours de commémorations, plusieurs membres de la communauté musulmane ont pu parler aux médias. Le 29 janvier 2018, lors de l’émission radiophonique Première Heure à Radio-Canada, l’imam Hassan Guillet a voulu diffuser un message de paix. Il avoue que plusieurs « Québécois de confession musulmane » demeurent craintifs à la suite des événements, particulièrement ceux ayant été témoins de l’attentat ou ayant perdu un proche lors de celui-ci : « Ces gens-là, on aura beau leur faire conférence après conférence, ils auront toujours une certaine crainte ». Malgré tout, il souligne que le fait que les médias aient invité des membres de la communauté musulmane pour faire part de leur point de vue a contribué à informer les autres Québécois et à ouvrir leur esprit. Ainsi, M. Guillet explique que ces discussions entre les deux communautés ont entraîné une plus grande solidarité : « Des liens sont créés davantage et on résiste à l’amalgame et à l’accusation par association ».

Il n’y a pas que les médias qui accordent de l’importance à la communication entre les musulmans et les Québécois. L’école secondaire De Rochebelle a développé le projet Vivre ensemble, avec lequel les étudiants de l’établissement, peu importe leur culture, peuvent venir échanger, discuter, mais aussi participer à de multiples activités. Ce projet permet donc de rapprocher les individus, peu importe leur religion ou leurs coutumes, afin d’acquérir une plus grande ouverture d’esprit et ainsi briser les préjugés.

Depuis les événements, de nombreux groupes et de nombreux projets sont mis en place afin de contrer l’intolérance à Québec. Ces démarches permettront peut-être d’établir une solidarité entre tous et ainsi d’éviter qu’un événement comme celui du 29 janvier 2017 ne se reproduise.

 

Crédit photo de couverture : http://www.lapresse.ca/actualites/dossiers/attentat-a-quebec/201702/04/01-5066272-la-grande-mosquee-de-quebec-rouvre-ses-portes.php

Révisé par : Roxane St-Pierre Rousseau

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ACTUALITÉ

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