Quelle est donc la définition d’aimer aujourd’hui ?

Écrit par
Amour

Je suis née en 1994, c’est-à-dire entre la génération X et la génération Y. Dernièrement, je lisais un article qui décrivait les caractéristiques de ces deux générations, en quoi elles se ressemblaient et en quoi elles se différenciaient. Personnellement, ce qui m’a marqué le plus dans cet article c’est que je ne me reconnaissais pas vraiment dans cette fameuse génération X, mais encore moins dans la génération Tinder.

On vit dans une société où tout va très vite, comme si l’humain avait sans cesse une épée de Damoclès au-dessus de la tête. L’ouverture au monde a rendu nos horizons sans limite, ce qui nous rend parfois inquiets vis-à-vis de la multitude de choix qui s’offre à nous. On veut beaucoup, mais on est prêt à donner que très peu puisque notre esprit est partout et nulle part en même temps. L’arrivée de Tinder et d’autres applications « two-faces », comme Snapchat, représente bien la manière dont nous entretenons nos relations et la manière dont nous nous consommons entre humains.

Je vois ces applications comme une force qui est supérieure à notre conscience. Pour quelles raisons, dites-moi, les gens se consomment entre eux ?  On accumule des numéros qu’on garde dans nos poches et ce, même en couple. Quand se termine une relation, on les sort à nouveau et on recommence. Après une personne, c’est une autre. On ne se demande pas pourquoi on ressent le besoin de faire ça. On ne se demande pas pourquoi on est incapable de prendre une pause seul avec soi-même tout en se ressourçant.  On a tous peur de vieillir sans avoir rien fait ou rien accompli, donc on consomme. Pour quelles raisons a-t-on besoin de plusieurs personnes qui nous tournent autour même quand nous sommes en couple ?

Je ne veux pas dénigrer Tinder ni Snapchat, puisque je sais bien que chacun en fait sa propre utilisation. Je connais plusieurs personnes dans mon entourage qui ont d’ailleurs rencontré quelqu’un sur ce type d’applications dont elles sont tombées amoureuses.

La question qui me fait réfléchir sur cette génération X est celle-ci. Que s’est-il passé dans notre inconscient pour nous amener à nous servir de la technologie pour nous éloigner les uns des autres ? Quand je regarde mon entourage de près ou de loin, je constate que l’on partage un peu tous et toutes ces craintes par rapport à ce que sont devenues les relations en 2017.

Amour

« Honey, I found a picture of your grandmother » ( Crédit photo: Pinterest)

Quand on constate à quel point les réseaux sociaux sont devenus nocifs dans les relations et qu’on réalise, ironiquement, qu’ils sont devenus omniprésents dans l’univers de la plupart des gens, on peut comprendre pourquoi les relations évoluent ainsi.

Dans la société actuelle, la confiance est devenue quelque chose d’éphémère. Pour quelles raisons beaucoup de couples sentent le besoin de regarder le téléphone cellulaire de leur conjoint ? Et même lorsque tout va bien dans notre relation, pourquoi aller constamment regarder les profils d’autres filles ou d’autres gars ?

En réalité, je pense que ces technologies sociales nous ont tellement isolés les uns des autres que nous avons peur de nous retrouver seuls. Dans cette logique, nous continuons de nous « backer », au cas où « notre personne pref » s’en irait. « Une de perdue, dix de retrouvées », c’est bien ça l’expression ?

Je pense qu’il serait temps qu’on s’arrête un peu et qu’on réfléchisse à ce qu’on fait avant que tous les enfants de la future génération se définissent l’amour comme la garde partagée et qu’ils se demandent, aujourd’hui, quelle est la véritable définition d’aimer …


Crédit photo de l’image de couverture : Laurence Bourget (Légende : quand je regarde dans mon entourage de près ou de loin, je constate que l’on partage un peu tous et toutes ces craintes par rapport à ce que sont devenues les relations en 2017.

 

Texte révisé par : Malika Schneider

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ACTUALITÉ · ART DE VIVRE

Commentaire

  • COMMENTAIRE PERTINENT QUI PORTE À RÉFLÉCHIR. JE PARTAGE.

    Maltais Mona 5 février 2017 20:19 Répondre

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