Des espèces animales malheureusement disparues

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Le rhinocéros blanc du Nord est maintenant une sous-espèce pratiquement disparue depuis que Soudan, le dernier mâle connu, est mort. Le 20 mars dernier, les soignants de la réserve kényane dans laquelle l’animal se trouvait ont décidé d’abréger ses souffrances alors que sa santé se fragilisait dangereusement. Il ne reste désormais que deux femelles rhinocéros blanc du Nord. Ces animaux ne sont pas les seuls à avoir vu leur espèce disparaitre complètement de la surface de la Terre. Plusieurs autres ont subi le même sort.

2006 – Le dauphin de Chine

Source : Maxisciences.com

Nommé aussi baiji, le dauphin de Chine n’avait pour seul habitat que le fleuve Yangzi Jiang, situé à l’est de la Chine. Cet animal pouvait mesurer de 1,40 m à 2,50 m de long. Son bec allongé et ses dents pointues lui permettaient d’attraper facilement des poissons et des crabes. Au début du 20e siècle, l’espèce comptait 5000 individus. Puis, ce nombre a décliné drastiquement pour passer à 300 individus en 1986. Malgré une loi contre la pêche du dauphin de Chine et l’instauration de zones protégées dans le fleuve, l’animal a officiellement été classé disparu en 2006.  La pêche est la principale raison de l’extinction de l’espèce puisque les dauphins se retrouvaient accidentellement emprisonnés dans les filets et étaient blessés par les hameçons. Plusieurs individus mourraient aussi par la faute des hélices de bateaux de pêcheurs. De plus, en 1990, l’électropêche, une technique de pêche illégale, mais très populaire qui consistait à électrifier l’eau pour chasser les poissons, a entrainé la mort de plusieurs dauphins de Chine.

2008 – Le phoque moine des Caraïbes

Source : Funtastique.fr

Le phoque moine des Caraïbes était une sous-espèce de phoque moine. L’habitat de cet animal était réparti de l’archipel des Keys en Floride jusqu’à la péninsule du Yucatan au Mexique. Ces phoques pouvaient mesurer de 2 m à 2, 40 m. Le phoque moine des Caraïbes se nourrissait de poissons, mais plusieurs zoologues croient qu’il consommait aussi des mollusques et des crustacés. Au mois de décembre, la femelle mettait au monde un unique petit qu’elle nourrissait durant un mois ou deux avant de le quitter et de le laisser se débrouiller seul. Le prédateur principal de cette sous-espèce de phoque était le grand requin blanc. Toutefois, ce prédateur n’est en rien la cause de l’extinction du phoque moine des Caraïbes. Il s’agit de la pêche humaine, puisque les hommes chassaient ces animaux pour leur viande, leur graisse et leur huile. La pêche a été extrêmement destructrice pour l’espèce. En 1911, environ 2000 individus ont été chassés. Au début du 20e siècle, de petits groupes de phoques parsemaient les Caraïbes jusqu’ à ce que l’espèce soit définitivement considérée comme disparue en 2008.

2010 – La grèbe roussâtre

Source : FauneSavoie.org

Espèce endémique de Madagascar, le grèbe roussâtre était réputé pour ne vivre que sur le lac Alaotra. Cet oiseau avait un plumage noir et un cou de couleur beige ou bourgogne. Les grèbes ont un cou très long qui leur permet de plonger et d’attraper facilement leur nourriture, et ce à plusieurs mètres sous l’eau. Ils se nourrissaient principalement de mollusques, de grenouilles, de poissons et de végétaux trospécifiques. Ces oiseaux sont en général réputés pour leur parade nuptiale particulière. Le nid des grèbes est construit sur l’eau grâce à de la végétation et des algues flottantes. La disparition du grèbe roussâtre est due à la destruction de son habitat. Cependant, la cause majeure de son extinction est l’implantation par l’homme du poisson à tête de serpent. Ce poisson carnivore, implanté pour la pêche dans les années 1980, s’attaquait aux oisillons des grèbes et mangeait les nénuphars qui étaient utiles aux oiseaux lors de la nidification.

2012 – Tortue géante de l’île Pinta

Source : : Libération.fr

Comme son nom l’indique, cette sous-espèce de tortue vit sur Pinta, l’une des îles des Îles Galapagos. Il s’agit de tortues géantes pouvant mesurer de 1,40 m à 2,20 m de long. Les femelles peuvent peser jusqu’à 50 kg alors que le poids des mâles peut s’élever à 250 kg. Les tortues de l’île de Pinta avaient une longévité de plus de 100 ans. De plus, elles étaient herbivores et frugivores comme la plupart des tortues. Cette sous-espèce a vu son nombre d’individus chuter majoritairement à cause de la chasse excessive. En 1971, une tortue d’une centaine d’années a été découverte par les scientifiques, qui l’ont nommée George le solitaire. L’animal a ensuite été envoyé dans un centre de recherche dans le but de le faire se reproduire et ainsi espérer augmenter le nombre d’individus de l’espèce. Les femelles de George avaient pondu des œufs, mais aucun n’avait été fertilisé. Ainsi, l’espèce s’est éteinte à la mort de George, soit le 24 juin 2012.

Chaque année, des milliers d’espèces végétales et animales disparaissent de la surface de la Terre. Les causes de ces extinctions sont souvent en lien avec les activités humaines. Plusieurs citoyens prennent très à cœur la survie des espèces et agissent en conséquence. Toutefois, c’est en s’unissant que les problèmes de pêche et de chasse excessives, de déforestation et de pollution des eaux, pour ne nommer que ces cas, peuvent être contrés.

 

Crédit photo de couverture : Le Figaro

Révisé par : Katherine Marois

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