Des OGM dans nos assiettes?

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Et si on vous posait la question : « Savez-vous si vous mangez des OGM? », que répondriez-vous? Difficile de savoir, me diriez-vous peut-être, en raison de l’absence de règlementation quant à l’étiquetage des OGM au Canada. Et pourtant, en dépit de cette lacune informationnelle, de simples recherches sur Internet nous permettent d’en savoir un peu plus sur ce qui se trouve dans nos assiettes.

D’abord, il importe de le savoir, le Canada est le cinquième plus grand producteur d’OGM au monde. Comme le précise le rapport OGM 2015 du Réseau canadien d’action sur les biotechnologies, on retrouve quatre cultures génétiquement modifiées au Canada : le canola, la betterave sucrière, le maïs-grain et le soya. Ainsi, environ 60 % du soya produit au Canada est génétiquement modifié, tandis que ce pourcentage grimpe à 80 % pour le maïs-grain et à plus de 95 % pour le canola et la betterave à sucre. Il est donc illusoire de penser que nous ne mangeons pas d’OGM.

Cependant, il est intéressant de voir que c’est surtout dans les céréales qu’on trouve des OGM et qu’aucun fruit canadien n’est transgénique pour le moment. On pourrait cependant voir apparaitre d’ici quelques années des pommes GM ainsi que le premier animal génétiquement modifié, une variété de saumon.

D’autre part, si certains sondages indiquent que les Canadiens privilégient la nourriture locale, il n’est pas rare pour la plupart d’entre nous de manger des aliments qui proviennent d’ailleurs. À ce propos, vous ne serez peut-être pas surpris d’apprendre que les États-Unis sont les champions du monde de la culture des OGM. Des courges ou des papayes américaines et génétiquement modifiées pourraient très bien aboutir dans votre panier d’épicerie, par exemple.

Comment les éviter?

Il s’agit en fait de privilégier les aliments frais et locaux et d’éviter les céréales comme le soya et le canola. De plus, opter pour des aliments certifiés biologiques s’avère un choix judicieux, même si on peut quand même y trouver de faibles quantités d’OGM. En effet, il semblerait que des tests en laboratoire commandés par le quotidien Le Devoir aient détecté des traces d’OGM inférieures à 0,1 % dans des produits biologiques qui seraient en fait le fruit d’une contamination fortuite.

Les aliments transformés au banc des accusés

Les repas préparés sont souvent décriés par les nutritionnistes qui dénoncent leurs hautes teneurs en sucre, en gras et en sel. Sur la question des OGM, les aliments transformés ne font malheureusement pas meilleure figure. En effet, la plupart d’entre eux contiennent des organismes génétiquement modifiés. Pensons à l’huile de canola, l’amidon ou la farine de maïs, par exemple. Ces ingrédients, s’ils se trouvent dans de nombreux aliments, sont pratiquement tous issus de cultures transgéniques.

Qu’est-ce qu’un OGM?

Il s’agit d’un être vivant auquel on a introduit un bagage génétique modifié. Il peut s’agir d’animaux ou de plantes. À l’origine, les OGM ont été conçus pour augmenter la productivité en résistant aux insectes et aux herbicides. Autorisés au Canada depuis une vingtaine d’année, les OGM font l’objet de nombreux débats, notamment au sujet de leur rôle dans la santé humaine et de leur impact sur l’environnement et la biodiversité.

Pour lire le rapport complet du RCAB sur les OGM, cliquez ici.

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