Entrevue avec Maestronautes

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Maestronautes est une formation de rap local composée de Vincent Bilodeau (Biliwald), Dom P (Dominique Paquet) et Lewis Dice (Louis-Félix Dionne). Elle a récemment sorti un album de cinq chansons, le EP Mode Avion.

Je m’étais déjà entretenu avec le jeune groupe de Québec il y a un peu plus d’un an, alors que les artistes étaient encore en plein processus créatif et s’apprêtaient à faire la première partie de Dead Obies au cégep de Sainte-Foy. Depuis, il tourbillonne dans plusieurs projets de rap de la scène d’ici. Le groupe sera notamment en prestation durant le Festival d’été de Québec (FEQ), le 14 juillet, à l’Anti Bar et Spectacles.

Vos derniers albums thématisaient l’espace. Cette fois, vous parlez de voyage en avion, notamment avec la chanson « Vol intercontinental ». Pourquoi ce changement plus terre-à-terre?

Lewis Dice : Ça reste le même concept, c’est plus détaché. Mais c’est surtout plus détaillé. Parfois, on réécoute nos anciennes chansons et on se dit que notre univers était plus complexe. On a simplifié notre monde tout en le détaillant et en gardant notre qualité.

Quelle a été l’inspiration première de la chanson phare de l’EP, Mode Avion?

Biliwald : En fait, Lewis a fait notre beat en premier. On l’a eu longtemps dans notre téléphone. Finalement, on a pondu un texte dessus. Même si ça concernait plus le ciel et tout ça, c’était un texte plus mature, plus assumé.

Dom P : Le point de départ était vraiment plus instrumental. On a accroché sur ça.

Quels sont les aspects de votre album dont êtes-vous le plus fier?

Biliwald : Pour moi, c’est la gradation dans l’album qui fait en sorte qu’on peut s’identifier à un voyage. C’est une recette de 15 minutes qui est plutôt facile d’écoute. C’est de cela que l’on est le plus fier : avoir donné un projet qui est complet. Selon nous, c’est parfait pour la demande dans l’industrie du rap québécois en ce moment.

Dom P : Je suis fier d’avoir caractérisé le produit que l’on voulait livrer. On y a donné une saveur unique.

Qu’est-ce qui vous plait le plus dans cette vie de rappeur?

Biliwald : C’est l’effervescence de ce qu’on vit en ce moment.

Dom P : C’est un joyeux hasard qu’on arrive à une période plus sérieuse de notre vie et que les possibilités soient là. Si l’occasion se présentait, on serait prêt à se jeter là-dedans : je laisserais tout derrière moi.

Lewis Dice : Ce n’est pas juste un trip de jeunesse. Je vis pour la culture du rap. Je sais qu’au final, ça va m’avoir marqué. Pourtant, j’ai l’impression qu’il va y avoir un moment où je vais me dire : est-ce que c’est le moment de passer à autre chose?

Biliwald : Je me considère plus comme un artiste que comme un rappeur. Je ne me vois pas m’arrêter à un style ou un autre. Si la carrière de rap se termine, on va déjà être ailleurs.

« C’est l’effervescence de ce qu’on vit en ce moment. » – Biliwald

Crédit photo : Xavier Gagnon

Crédit photo de couverture : Maestronautes

Révisé par : Andréanne Tremblay

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CULTURE

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