Environnement : les glaciers en chute libre

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Le fameux mot-clic #10yearschallenge, dans le cadre duquel les internautes publient deux photos d’eux prises à 10 ans d’intervalle, est devenu un moyen de passer un message environnemental lorsque des images d’un glacier ayant considérablement diminué de taille sont devenues virales. Le problème, c’est que les deux clichés n’illustrent pas le même glacier et n’ont été pris qu’à 2 ans d’écart. Malgré que cette tromperie cause de l’indignation, l’idée de base soulève tout de même une problématique importante : ce montage est peut-être falsifié, mais la fonte des glaciers, elle, est bien réelle.

Quelques chiffres

À l’échelle planétaire, le réchauffement climatique cause le rétrécissement des glaciers depuis 38 années consécutives. En Arctique plus précisément, l’ensemble de la banquise a atteint son plus bas au début de l’année 2018, celle-ci ayant été recensée par l’Organisation Météorologique Mondiale comme étant la 4e plus chaude que l’on ait connue.

Du côté du Groenland, la vitesse de fonte a quadruplé au cours des 16 dernières années. Depuis 2014, les pertes annuelles sont de plus de 400 milliards de tonnes de glace.

Les experts ont récemment constaté que les océans se réchauffaient 40% plus vite que ce qu’ils avaient estimé, et c’est en Arctique que la situation est la plus critique. Là-bas, ce réchauffement accélère tellement le mouvement des glaciers que la fonte a atteint une vitesse jusqu’alors inégalée, soit six fois plus élevée que celle d’il y a 40 ans. Résultat : depuis 2009, l’Antarctique perd 252 milliards de tonnes de glace chaque année.

Plus d’une conséquence potentielle

Toute cette glace qui se détache des calottes glaciaires avant de fondre n’est pas inoffensive. L’eau qui en découle se retrouve dans les océans, causant une augmentation du niveau de ceux-ci. Les prédictions scientifiques avancent même que d’ici l’an 2100, les océans de partout autour du globe auront subi une hausse d’environ 3 pieds d’eau. Quant à la calotte polaire du Groenland, si elle fondait dans son entièreté, cela entraînerait une augmentation de sept mètres du niveau de l’eau. L’ennui qui préoccupe encore plus les spécialistes, c’est que cette élévation risquerait d’engendrer d’autres problèmes d’envergure: l’inondation de certaines îles et la destruction des habitats de la faune, en plus de constituer une menace majeure pour les provisions d’eau potable. Les experts affirment que pour éviter de telles conséquences, il faudrait, entre autres, réduire notre émission de dioxyde de carbone.

Une telle réduction, comment on y parvient? Tous ces constats et ces prédictions sont alarmants aux yeux de bien des gens, et cela en amène plus d’un à repenser ses habitudes de vie pour adopter un comportement plus écoresponsable. Si tout le monde y met du sien, il reste encore de l’espoir d’éviter cette possible catastrophe environnementale et plusieurs autres, mais une chose est sûre : il n’y a plus de temps à perdre…

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