Je suis ambitieuse, et vous?

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L’année 2014 a été couverte par une grande vague de féministes. Le discours d’Emma Watson à l’ONU a, espérons-le, ouvert l’esprit de plusieurs sur la place de la femme au 21e siècle. Un sujet qui a fait manchette pendant un gros mois et a ensuite disparu de l’actualité. Voilà qu’à Tout le monde en parle, le 15 février dernier, 5 femmes entrepreneuses sont venues discuter avec Guy A. de leur projet Effet A.

L’effet A pour Ambition est l’initiative de Marie-Josée Lamothe, Kim Thomassin, Isabelle Hudon, Sophie Brochu et Isabelle Marcoux, toutes des chefs ou associées de direction dans de grandes organisations québécoises. Leur but? Encourager l’ambition chez les femmes. Pendant 100 jours, elles veulent amener les Québécoises à se dépasser dans leur milieu professionnel.

Le domaine de la communication a longtemps été considéré comme étant un lieu masculin. Saviez-vous qu’en 2005, près de 1302 femmes ont été diplômées en communication au Québec comparativement à 404 hommes? Si on pense à de grands communicateurs québécois, on pense à Claude Cossette ou Martin Bernier de l’agence Brad. Pour les journalistes, on pense à David Carr, Walter Cronkite ou même Patrick Lagacé. Si on regarde dans un cours de communication au 1640, les hommes correspondent à une minorité d’étudiants. Pourtant, de nombreuses entreprises en communication ont comme dirigeants des hommes.

Nous rentrons bientôt dans la période de recherche d’emploi ou de stage pour cet été. Pour travailler en relations publiques, en journalisme ou en publicité, il faut savoir se démarquer et, il faut l’avouer, encore plus pour une femme. Isabelle Marcoux, présidente du conseil de Transcontinental, explique avec son défi qu’il ne faut pas avoir peur de sortir de sa zone de confort. « Sa place : l’avoir, la faire, la prendre ». Même si nous sommes en début de carrière, il faut savoir prendre sa place et s’affirmer dans notre vie professionnelle. Si quelque chose vous fait peur, c’est une raison de plus pour le faire. Il faut savoir suivre et faire confiance à son instinct. Isabelle Hudon explique en entrevue à La Presse qu’il faut arrêter de constamment vouloir plaire, car nous ne pouvons convaincre le monde entier qu’on est la meilleure.

Chaque femme a un défi. Marie-Josée Lamothe veut, en collaboration avec le Centre des femmes de Montréal, sortir les femmes de leur zone de confort et leur donner le courage de se réinventer. Kim Thomassin souhaite nous apprendre à nous, jeunes universitaires, à bien négocier. 20 jeunes étudiantes seront coachées par l’associée directrice du cabinet McCarthy afin d’être capables de se mettre en valeur pour faciliter l’entrée sur le marché du travail à la suite de leurs études. Isabelle Hudon, chef de direction de la Financière Sun Life, souhaite convaincre des présidents d’entreprises de mobiliser dix femmes leaders à viser des postes de cadres de haut niveau. Sophie Brochu, présidente de Gaz Métro, veut au cours de ces 100 jours sensibiliser les citoyens auprès des femmes itinérantes. Son aptitude est alors de « rassembler des gens autour d’une vision ».

Je vous invite donc à suivre le parcours de ces 5 femmes inspirantes, soit sur leur page Facebook www.facebook.com/leffeta, ou sur leur site internet : effet-a.com.

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COMMUNICATION

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