La disparition des lucioles brille par sa simplicité

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Œuvre charmante et authentique, La disparition des lucioles expose la vie en région d’une jeune adolescente, Léonie (Karelle Tremblay), en crise existentielle face à son avenir. Le film, qui a valu à Sébastien Pilote le prix du meilleur long métrage canadien au TIFF, a pris l’affiche dans les salles du Québec le 21 septembre dernier. La comédie dramatique rayonne tant par son scénario que par sa direction photo et artistique.

Le film tourné dans la région du Saguenay relate l’histoire de Léonie, 17 ans, jeune fille marginale et impulsive qui redoute son avenir. Vivant dans une ville qu’elle décrit comme étant morte, l’adolescente tente de trouver sens de la répartie sans repère et avec des modèles qui ne la rejoignent pas. Prise entre un beau-père animateur de radio poubelle antisyndical qui aurait contribué à la perte d’emploi de son père, son père qu’elle idolâtre, mais qui la déçoit rapidement et un musicien sans ambition, Léonie est remplie de haine et de frustration. Toutefois, ce musicien blasé avec qui elle développe une relation amicale l’aidera à sortir de l’ornière.

Le film, liant noirceur et humour, est un succès notamment en raison de ses dialogues aussi légers que puissants et du jeu, il va sans dire, impeccable de Karelle Tremblay. Le réalisateur, qui en est à son troisième long métrage, a choisi de travailler avec nul autre que Michel La Vaux pour la direction photo et Philippe Brault pour la musique. Les couleurs et les cadrages rendent honneur aux paysages du Saguenay et la musique orchestrale apporte un côté féérique à la vie banale que mènent les habitants de la région.

Pilote, avec La disparition des lucioles, rejoint une jeunesse parfois un peu cynique à l’égard de ce moment de la vie qui est le passage vers l’âge adulte, tout comme Lady Bird, long métrage qui a également été très populaire auprès des jeunes et plus vieux. Le film est mélancolique, mais sympathique. Comme les lucioles apparaissant dans la nuit, la beauté peut aussi sortir de l’ombre quand on s’y attarde. Un film sans grande leçon, sans finale explosive, un film vrai qui fait du bien.

Crédit photo : Films Séville

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CULTURE

Commentaire

  • Intéressant! Je suggère de dater les articles.
    Merci.

    Julien Simard 5 octobre 2018 13:36 Répondre

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