La fantasy au Québec

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littérature

Il y a un peu moins d’une dizaine d’années, la littérature fantaisiste était très populaire auprès des lecteurs, jeunes et moins jeunes. Anne Robillard, Bryan Perro, Sylvie Catherine De Vailly, ces auteurs québécois étaient, pour la plupart, connus de tous. Mais aujourd’hui, qu’en est-il de ce genre littéraire au Québec ?

Les romans du genre fantasy ou merveilleux racontent des histoires qui se déroulent dans des mondes magiques aux allures médiévales qui ne ressemblent pas au Moyen Âge tel que décrit dans les livres d’histoire. Contrairement au style fantastique, le lecteur ne se questionne pas à savoir si le monde qui lui est présenté est réel ou non. Plusieurs auteurs se concentrent sur ce genre de littérature, dont Héloïse Côté. Elle est l’écrivaine de huit livres plus un neuvième qui est sorti le 13 octobre 2016.

L’intérêt du merveilleux lui vient déjà très jeune. Fascinée par la mythologie et les légendes, elle participe au journal étudiant de son école secondaire et y écrit des textes traitant de contes, de mythes et de légendes. Puis, elle découvre le genre de la fantasy pour adulte en lisant des œuvres de Guy Gavriel Kay qui l’inspire beaucoup pour ses romans. « Ce que Kay fait c’est qu’il fait énormément de recherche sur notre vraie histoire puis il transporte tout ça dans son propre monde », explique Madame Côté.

À 12 ans, elle envoie ses premiers manuscrits à plusieurs maisons d’édition. Toutefois, pendant 10 ans, elle voit ses idées refusées l’une après l’autre. Elle continue d’envoyer ses histoires, mais le découragement se fait sentir. « Ça a été un dix ans de refus et de beaucoup de chagrin », avoue l’écrivaine, la voix grave. « Je pouvais écrire trois manuscrits par année, donc trois refus par année pendant 10 ans, c’est très dur. » Finalement, à 23 ans, une maison d’édition accepte enfin de publier son premier livre, Les Conseillers du roi. Elle produit alors la trilogie Les Chroniques de l’Hudres ainsi que Les Exilés et La Tueuse de dragons, entre autres, quelques années après.

Au début des années 2000, elle participe à plusieurs salons du livre et remarque un vif emballement pour le genre fantasy. Amos Daragon, Les Chevaliers d’Émeraude et bien d’autres œuvres du même genre attirent énormément l’attention des jeunes lecteurs. « Spontanément, les lecteurs venaient et regardaient. Ils n’achetaient pas nécessairement, mais ils venaient », souligne Madame Côté. Qu’il s’agisse de romans merveilleux de niveau jeunesse, comme ceux de Bryan Perro, ou de romans plus adultes, la fantasy a créé une vraie frénésie auprès des lecteurs. Actuellement, le merveilleux est de plus en plus détrôné dans les librairies ou les salons du livre par les romans de style policier ou polar. La fantasy réussit toujours à se frayer un chemin et à se démarquer malgré les vagues de popularité qui surgissent dans d’autres genres.

 Quelques conseils

Pour produire un bon roman, Héloïse Côté a trois principaux conseils à donner, le premier étant de toujours finir le ou les romans que l’on écrit.

Ensuite, l’auteur doit soumettre son manuscrit à une maison d’édition et doit porter une attention particulière aux requêtes des éditeurs. En effet, plusieurs maisons d’édition au Québec n’acceptent que des genres spécifiques et refusent de publier des œuvres reflétant un style trop fantastique ou magique par exemple. La plupart des éditeurs écrivent sur leur site ce qu’ils acceptent et n’acceptent pas.

Un dernier point important selon l’écrivaine est de « sortir des sentiers battus », de s’attaquer à d’autres genres littéraires. « Ce qui apporte souvent un souffle nouveau à un genre, c’est le fait qu’on a pas juste lu de ce genre-là », indique Madame Côté

Bref, pour produire un bon roman de fantasy, il faut à la fois prendre le temps de bien s’informer sur le genre même, mais il faut aussi laisser aller son imagination.

Texte écrit par Jason Joly et révisé par Maryse Robert.

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