La fois où j’ai osé

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Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais j’ai grandement pris en considération l’opinion publique durant une bonne partie de ma vie, au point que c’était devenu négatif. En fait, elle dictait en quelque sorte mes actions au point que j’avais peur de ce que les personnes allaient penser de moi.

Ainsi, l’opinion publique peut influencer certains choix de vie, parce qu’on peut avoir peur de ce que les autres vont penser de nous, avoir peur de leur jugement. Elle peut aller jusqu’à nuire à la confiance et à l’estime de soi des individus.

Personnellement, au moment d’écrire ces lignes, j’ai la « trouille ». Pourquoi? Parce qu’il y a quelques années, lorsque j’étais au Cégep, une personne d’autorité m’a dit que « j’écrivais mal » et ça m’a pris plusieurs années à renouer avec l’écriture. Ironiquement, je suis nouvellement rédactrice pour le magazine Intercom.

Cependant, il y a toujours de grandes peurs qui m’habitent. J’ai peur que mon écriture ne vous plaise pas, j’ai peur que le contenu de mes textes ne pas soit pas à la hauteur, etc. Mais vous savez quoi? J’ai appris à faire de la peur mon allié et non mon ennemi. Je ne m’empêcherai pas de vivre et d’écrire à cause de ma peur du jugement des autres, et à cause qu’autrefois, une personne d’autorité m’a dit que « j’écrivais mal ».

Désormais, je me permets de vivre comme jamais. Je me permets de faire des choses que je n’aurais jamais réalisées il y a à peine un an. Je me permets d’être audacieuse dans toutes les sphères de ma vie, et de constamment dépasser mes limites. Par exemple, je ne suis pas la personne qui a le plus de facilité avec les langues. Aujourd’hui, je me débrouille quand même bien dans la langue de Shakespeare, mais autrefois, ce fut ma bête noire.

En avril dernier, j’avais acheté un billet d’avion à deux heures du matin et, un mois plus tard, je me retrouvais toute seule en Irlande, un pays où l’accent est très prononcé, en sachant très bien que mon anglais n’était pas le meilleur — autant la compréhension que le parler —, et que j’allais devoir me débrouiller, peu importe la situation. De plus, je n’avais RIEN planifié de ce voyage et il fut rempli de belles rencontres et de nombreuses péripéties. Bref, il fut inoubliable. Ce défi que je m’étais lancé m’a permis de m’accomplir en laissant de côté l’opinion des autres.

Je dois avouer que, oui, dans plusieurs circonstances, l’opinion des autres est importante comme lorsqu’on s’achète un nouveau morceau de linge. Pour ma part, j’aime ça avoir l’avis de quelqu’un. Mais on peut passer outre à l’opinion publique dès lors qu’il s’agit de s’assumer dans un monde où la comparaison est chose courante, ou qu’il faut se démarquer des autres, surtout lorsqu’on est différent, c’est-à-dire quand on n’a pas l’impression de se fondre dans le « moule » de la société. Ce « moule » n’est qu’une conception qu’on se fait de soi-même. En effet, on se met ses propres barrières qui sont, quant à elles, renforcées par l’opinion des autres. On doit seulement apprendre à se « démouler », à avoir confiance en soi et à FONCER.

En somme, surtout dans le domaine des communications, nous devons avoir l’audace de nous imposer malgré les peurs et les différences qui nous habitent.

 

Crédit photo : Gabrielle Beaupré – Irlande du Nord.

Révisé par : Émilie Pouliot

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