L’ensemble Constantinople partage ses richesses

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L’ensemble musical Constantinople s’est produit le 19 février dernier au Grand Théâtre de Québec. Ciel de l’Inde est le premier spectacle d’une trilogie mettant aussi en valeur la richesse musicale de l’Estonie et de l’Iran. S’inspirant de l’énergie du public pour improviser une partie des œuvres, les musiciens ont envouté les spectateurs.

Cinq artistes aguerris ont fait leur entrée en formant un demi-cercle en position assise sur scène. On comptait d’abord le flûtiste de renommée internationale Shashank Subramanyam. Dès l’âge de six ans, il a été initié à la pratique de la flûte indienne sous les enseignements de son père. Il cumule aujourd’hui plus de 30 ans d’expérience en musique classique de l’Inde du Sud. Il s’agissait d’un invité de grande valeur pour l’ensemble. Les quatre autres membres présents sur scène étaient Kiya Tabassian, directeur artistique au sitar et au chant, Parupalli Phalgun au tambour Mridangam, Pierre-Yves Martel à la viole de gambe et Keyvan Chemirani au tombak.

Dans une ambiance feutrée et inclusive, les cinq artistes ont donné au public le produit d’un travail parfois créatif et aussi traditionnel. Des pièces entièrement composées par les musiciens ont été présentées au début de la représentation. À la fin du concert, des morceaux relevant de la tradition musicale de l’Inde du Sud ont été joués. Le flûtiste expliquait qu’une part d’improvisation constituait habituellement le début de ce type de pièce. Les spectateurs ont pu assister à la démonstration de la virtuosité de chaque musicien. À plusieurs reprises, les instruments semblaient se répondre dans des interactions nuancées tant rapides et fortes que douces et subtiles.

Captivés par l’énergie transmise par les musiciens, les spectateurs ont pu écouter des compositions variées. Des pièces purement instrumentales et des morceaux accompagnés de paroles se sont succédés. Le directeur artistique a évoqué à deux reprises l’usage de textes écrits par d’anciens poètes indiens dont un en langue persane datant du XIVe siècle.

La musique indienne a ceci de particulier qu’elle semble être conçue pour toucher des points précis en ceux qui l’écoutent. Le flûtiste explique dans le spectacle que les compositeurs indiens se basent sur des formules mathématiques afin de créer des mélodies très esthétiques. Une caractéristique de la musique indienne est qu’elle se compte sur un nombre de temps variés. On peut donc trouver des compositions à cinq, sept et neuf temps.

Un répertoire ouvert sur le monde

« Constantinople, c’est l’histoire d’un ensemble musical qui a choisi de faire du voyage son fondement – voyage géographique, historique, culturel, intérieur –, de s’abreuver à toutes les sources, de viser les horizons lointains. Empruntant son nom à l’ancienne cité phare éclairant l’Orient et l’Occident, l’ensemble créé en 1998 à Montréal a été imaginé comme un espace de rencontres et de métissages », peut-t-on lire sur le site Web du groupe.

Au fil des ans, Constantinople a été amené à voyager dans plusieurs pays pour avoir la chance de partager son répertoire axé sur le mélange des styles et des époques musicales traditionnelles d’une multitude de régions. Au total, ce sont 125 villes dans 25 pays différents qui ont accueilli le groupe.

Crédit photo : Constantinople

Révisé par : Katherine Marois

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