Les petits soleils de la saison pourrie

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Perpétuellement emmitouflée dans une vieille couverture à valeur sentimentale élevée, je tente de conserver le peu de chaleur corporelle qu’il me reste. Ce mode de vie plus que sédentaire m’a toutefois rapporté gros : j’ai découvert trois femmes que je ne saurais qualifier que de « petits soleils de saison pourrie ». C’est vrai! Depuis le début de cette période de gel, ces individus m’ont fait sourire, rire, m’esclaffer, et, le plus important, elles m’ont fait réfléchir. Un vent de nouveauté souffle sur le monde des funny women, et c’est réconfortant. Voici le portrait de trois femmes qui ont réussi à enflammer cet hiver de malheur.

saison pourrieChelsea Handler

Chelsea Handler est surtout connue en tant qu’animatrice de son propre talk-show, Chelsea Lately. Elle réussit à se moquer des gens d’une façon très particulière, toujours en gardant une touche d’autodérision. Elle affectionne avec obsession les petites personnes, ce qui devient évident lorsqu’on voit que son fidèle acolyte/bouc émissaire est un nain mexicain nommé Chuy. Chelsea Handler a notamment rédigé une série de publications autobiographiques tordantes, avec une vulgarité propre à elle qui lui confère, étonnamment, un certain charme.

Mindy Kalingsaison pourrie

Toutes les filles ou presque peuvent se retrouver en la personne de Mindy Kaling, ou du moins dans le personnage éponyme. Elle est la réalisatrice de l’émission The Mindy Project, une version abrégée d’une comédie romantique. Elle se met en scène et elle campe une gynécologue à la fois très compétente et ultra-girly à New York. Il lui arrive une pléthore d’évènements que la gent féminine pourrait avoir la malchance de subir, comme lorsque son partenaire s’est « trompé de trou ». Malgré l’apparente légèreté de l’émission due à l’humour et au visuel coloré, The Mindy Project soulève des questions loin d’être insipides : l’affirmation de soi en tant que femme patronne, les insultes sévères, la réalité des hommes qui se prostituent, et j’en passe. Elle s’assume et, encore mieux, elle trouve le moyen de transformer ses défauts en qualités et ses échecs en succès.

saison pourrieBetty Halbreich

Betty, Betty, Betty… Cette petite vieille de la mode n’est rien de moins qu’un personnage fascinant, direct et singulier. Elle est l’auteure de son autobiographie, I’ll drink to that, qui relate son expérience en tant que « magasineuse » personnelle des gens riches et célèbres. Son souci du détail au travail donne envie de développer un trouble obsessionnel compulsif, et la crudité de ses propos est inspirante. S’il y a quelqu’un qui peut se permettre de dire à Kanye que ses pantalons lui donnent un cul plus gros que celui de Kim, c’est bien Betty Halbreich.

« Il est vrai que si tu as la forme (le style), mais pas la substance (l’intelligence), tu es vide. Mais si tu as de la substance sans la forme, tu n’es qu’ennuyeux. »

Sur ce, bonne fin de session hivernale!

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