Les Québécois et le sirop d’érable : comment entretenir cette relation passionnelle au-delà du temps des sucres ?

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Au Québec, l’arrivée du printemps est non seulement le signe qu’un de nos hivers rigoureux s’est terminé, elle marque aussi le début du temps des sucres. Pendant cette trop courte période de l’année, des milliers de gens accourent dans les érablières de la province afin d’avoir leur part d’une des plus grandes richesses nationales : l’eau d’érable. Une fois l’été venu, c’est la fin du temps des sucres. Toute bonne chose a une fin, mais il existe plusieurs façons de profiter de « l’or blond » québécois à longueur d’année.

Premièrement, il y a le classique sirop d’érable. Je n’apprends rien à personne là-dessus, le sirop d’érable est disponible à tout moment de l’année et pour le bonheur de tous.

Au Québec, la mise en marché et la distribution du sirop d’érable sont faites par un organisme centralisé. Le sirop est classifié en fonction de la transmission de lumière dans celui-ci : doré (goût délicat), ambré (goût riche), foncé (goût robuste) et très foncé (goût prononcé).

Plusieurs produits dérivés découlent du sirop d’érable comme la tire, le beurre ou les bonbons.

Une autre façon d’utiliser l’érable est dans la conception d’alcool. Cette utilisation est moins répandue que la réduction en sirop de table, mais elle s’est répandue dans les dernières années et continue de croître.

Un des pionniers en la matière est le Domaine Acer. Située dans la ville d’Auclair dans le Bas-Saint-Laurent, l’entreprise a obtenu le tout premier permis de production artisanale de boissons alcoolisées à base de sève d’érable. Depuis, le domaine offre plusieurs types d’Acer, c’est-à-dire un alcool produit de la vinification d’eau d’érable.

On peut également retrouver sur les tablettes de la SAQ d’autres types de boissons alcoolisées à base d’érable. On peut penser aux très populaires produits Coureurs des bois de l’entreprise Les Spiritueux Ungava Ltée qui offrent à la fois une crème d’érable (15%) et un whisky à l’érable (31,7%), tous deux concoctés de sirop d’érable québécois.

Le petit dernier de la famille des alcools d’érable est l’acérum. L’acérum est une eau-de-vie réalisée à partir des sucres d’érable. C’est non seulement un tout nouveau genre de spiritueux, mais c’est également une certification de qualité qui assure que « 100 % du sucre soit de sources d’érable, que les érables soient du Québec, que toute la transformation soit faite au Québec et que l’alcool embouteillé soit au moins de 35 % ». Pour l’instant, on retrouve deux acérums sur les tablettes de la SAQ : l’acérum blanc et l’acérum brun (vieilli en fût de chêne), deux produits de la Distillerie Shefford située à Shefford dans les Cantons-de-l’Est.

Saviez-vous que ?

Cette passion de l’érable nous a été transmise très tôt par les Amérindiens qui, avant l’arrivée des Européens en Nouvelle-France, recueillaient déjà la sève d’érable et l’eau d’érable, les transformaient en sirop et leur reconnaissaient certaines vertus.

Après avoir apposé un nom latin à l’érable à sucre (Acer saccharum), les Canadiens français ont rapidement embrassé la culture de la collecte de sirop d’érable et, au fil des siècles et du progrès technologique, le Québec est devenu l’acteur principal de la production acéricole.

Selon un dossier économique de la Fédération des producteurs acéricoles, « en 2017, le Québec a produit environ 91,8 % de la production canadienne et 71,5 % de la production mondiale [de sirop d’érable] ».

Crédit photo : pixabay.com

Sources :

http://www.domaineacer.com/index.php

http://ungavaco.com/coureur-des-bois/

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1103971/nouvelle-certification-spiritueux-erable-distillerie-acer-acerum-shefford-alcool-estrie

https://www.distillerieshefford.com/

https://fpaq.ca/

 

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CULTURE

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