Les « snowbirds » modernes

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scolaire

Vous connaissez l’expression les snowbirds ? Cette dénomination représente toutes les têtes blanches québécoises qui, pour une raison inconnue, ou peut-être pour suivre le cycle naturel des oiseaux migratoires partant du froid hivernal qui s’installent tranquillement pour se diriger vers la chaleur hivernale que procure le Sud (lire ici la Floride) ? Quand la verdure commence à rougir, que le mercure diminue peu à peu, que, subtilement, l’air et son odeur si estivale se modifient, les snowbirds se font de plus en plus rares aux Québec.

Tranquillement, et si l’on est assez vigilant, on peut les voir se préparer à migrer, mais cela exige une connaissance particulière de l’observation des snowbirds. Restez à l’affût !

Les snowbirds ne sont pas les seuls à devenir en voie de disparition vers l’automne. Le même phénomène est d’une envergure provinciale, et j’oserais même dire nationale ! Quand l’air estival s’estompe, quand l’été tire à sa fin, d’autres disparaissent, mais cette fois-ci, de façon subite et quasi instantanée ! Personne ne s’en rend compte encore puisque la société normalise ce phénomène d’ampleur majeur.

De son appellation populaire, ce phénomène est communément appelé la fameuse rentrée scolaire. Vers la fin août pour le niveau primaire, secondaire et collégial ainsi que début septembre pour le niveau universitaire, près du quart de la population québécoise disparaît des parcs, des centres commerciaux, et globalement, de la surface de la Terre. Les étudiants pourraient être classés comme une sous-catégorie des snowbirds qu’on pourrait même nommer les schoolbirds. La caractéristique principale est la même : disparition de 5 à 7 mois (même que cette période est plus longue pour les schoolbirds). Soyons honnêtes et réalistes.

Pendant l’année scolaire, nous passons la majeure partie de notre temps à trois endroits : dans le Casault (et autres pavillons universitaires), dans notre salon, faisant de fantastiques lectures pour nos nombreux cours à distance et dans notre lit, essayant avec beaucoup de motivation de se lever aux heures matinales. Nos sorties diminuent, causant une diminution de notre social, mais permettant de meilleures notes et un meilleur sommeil. Et quand nous osons sortir, nous amuser, réapparaître sur la surface de la Terre, soit notre sommeil écope de cet élan d’aventure, soit nos notes.

Principalement, il y a deux fortes périodes de disparitions momentanées : mi-octobre, mi-décembre. Les chercheurs tentent encore d’expliquer ce curieux phénomène, mais aucun d’entre eux n’y est parvenu pour le moment. Ce fléau provincial, même national est de nouveau en processus.

Bref, les étudiants sont les snowbirds modernes. Alors sur ce, bonne rentrée !

Crédit photo: Université Laval

Source : http://www.stat.gouv.qc.ca/quebec-chiffre-main/pdf/qcm2016_fr.pdf

Rédigé par : Pénélope F.-Ethier

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