Régionalement parlant

Écrit par
12-lequotidien
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À la sortie des études, nombreux sont les étudiants ne sachant plus où donner de la tête. Afin de trouver un poste en journalisme, est-il préférable de tenter sa chance en région ou vaut-il mieux se concentrer à la recherche d’un emploi dans les grands centres?

Afin d’en apprendre davantage à ce sujet et d’obtenir le plus récent portait de la situation, j’ai eu l’occasion de m’entretenir avec François St-Gelais, titulaire d’un Baccalauréat en Communication publique de l’Université Laval et désormais éditorialiste au journal Le Quotidien du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

C’est d’abord dans l’optique de bien différencier le milieu régional du milieu métropolitain que nous avons amorcé la conversation. En réponse à mon interrogation par rapport à l’influence du contexte territorial sur la pratique du métier de journaliste, M. St-Gelais a surtout évoqué des différences concernant les aspects professionnel et humain. « Sur le plan professionnel, dans de grands centres [comme Québec], il y a des journalistes spécialisés en économie, en santé, en politique, etc. Ces gens-là vont presque uniquement se concentrer sur leur domaine de compétences. En région, c’est beaucoup plus rare », raconte-t-il. François St-Gelais m’a aussi expliqué que le principal défi auquel les journalistes travaillant en région ont à faire face réside dans le fait qu’en une seule journée, ils peuvent être appelés à rencontrer des gens de milieux diversifiés. De là l’importance d’être au courant de tout et de s’intéresser aux principaux aspects de chaque domaine. « Il est essentiel de pouvoir manœuvrer [à travers ceux-ci] afin de trouver de bonnes questions et d’écrire quelque chose de cohérent », affirme-t-il.

Par rapport à l’aspect humain, M. St-Gelais m’a confié que la proximité régionale constituait à la fois un défi et un grand avantage. Les principaux acteurs d’une région sont souvent plus disponibles et plus faciles à rejoindre que ceux œuvrant dans de grandes villes. Un journaliste peut, par exemple, écrire un article à propos d’une personne qu’il ne reverra plus jamais par la suite. « Ici [au Saguenay-Lac-Saint-Jean], on va faire notre épicerie et on y rencontre nos sources. Ça change les perspectives et ça oblige le journaliste à démontrer un grand sens éthique, beaucoup de professionnalisme et être encore plus solide par rapport à ce qu’il écrit. C’est un défi de plus », précise-t-il.

Lorsque vient le temps de chercher un emploi, un étudiant en journalisme se doit d’envisager la possibilité de travailler en région. Les chances d’y trouver rapidement du boulot sont excellentes et, en plus de toucher à tous les secteurs en même temps, « c’est l’endroit où l’on apprend le plus rapidement ». Selon François St-Gelais, même si cet aspect est exigeant aussi bien psychologiquement que physiquement, rien n’est plus stimulant et excitant que d’entamer sa carrière dans un tel environnement.

3Texte et photo: Jonathan Girard
jonathan.girard.10@ulaval.ca
@JoGirard93

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