Un deuxième album pour Louis-Jean Cormier

Écrit par
Louis-Jean Cormier
Frédérique Ouimet

Les anciens fans de Karkwa et les nouveaux adeptes de l’auteur-compositeur-interprète Louis-Jean Cormier ont été comblés le 23 mars dernier alors que l’artiste lançait le deuxième album de sa carrière solo Les grandes artères.

 

Les grandes artères, ça réfère à quoi? En fait, les harmonies et les paroles nous mènent tout droit à la voie principale de l’être humain, la grande artère : le cœur. C’est ce à quoi fait d’ailleurs référence le chanteur québécois dans son deuxième opus. Quittant le collectif du Tout le monde en même temps de son premier album Le treizième étage, Louis-Jean Cormier nous fait découvrir l’amour, mais aussi la tristesse, les départs, les hauts et les bas de la vie à deux. Le drame, en quelque sorte.

Dans un style très folk/pop, il nous offre autant de pièces touchantes, comme Le jour où elle m’a dit je pars et Deux saisons trois quarts, que de pièces planantes. D’autres encore sont réconfortantes : on peut seulement penser à Hélicoptère ou à Fanfare. On peut aussi entendre les mots de l’honorable Félix Leclerc, un personnage auquel Cormier fait souvent référence puisqu’il est son inspiration première, avec Complots d’enfants. C’est surtout dans une résonance plus dramatique que l’album Les grandes artères prend place sur la scène musicale québécoise. On peut sentir un certain retour vers Karkwa, mais aussi des ressemblances à quelques artistes d’ici : les phrases sont claires, vraies, l’écriture est directe et inspirante. Avec l’aide de Martin Léon, Cormier a su trouver les mots justes pour charmer son public.

L’harmonie des instruments d’un style très folk orchestral aide à la dramatisation des textes. Cormier révèle d’ailleurs à ce sujet au Huffingtonpost que « le drame, ça fait pas fuir, ça brasse l’intérieur, ça attire les gens. Le plus important pour moi, c’est le côté thérapeutique de tout ça. » Sans que sa musique ne soit autobiographique en soi, on peut croire que l’auteur-compositeur-interprète a travaillé sur lui-même afin de nous livrer ces mots intimes.

L’artiste de 34 ans a également sorti le premier vidéoclip de cet album ma foi très réussi. C’est sur le son de Si tu reviens, premier extrait sorti de l’album le mois passé, que l’on peut voir un robot prendre forme sur la toile de Fabrice Landry. Pour les curieux, le voici.

Louis-Jean Cormier fera le tour de la province au cours des prochains mois. Les dates et les lieux de sa tournée sont disponibles sur son site officiel. Le lancement montréalais de l’album s’est déroulé le 24 mars dernier au Club Soda, mais l’opus est disponible depuis peu dans les disquaires et sur iTunes. C’est bien entendu une sortie à suivre : l’artiste n’a certainement pas dit son dernier mot. Le succès est à nouveau à sa portée.

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CULTURE

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