Marcel Bouchard : L’exemple de plusieurs générations

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Marcel Bouchard a marqué pendant 30 ans l’univers de Salut Bonjour Week-end. Chroniqueur plein air, commentateur des stations de ski et des conditions de motoneige, enseignant en éducation physique dans plusieurs Cégeps de Québec et nouvellement retraité, il est toujours aussi en forme et actif. En continuant de mettre de l’avant son amour pour le plein air et l’activité physique, cet homme demeure un modèle à suivre pour certains étudiants qui aspirent devenir de futurs chroniqueurs.

Dans sa vie, M. Bouchard s’est souvent fait refuser des projets pour lesquelles ils aspiraient. « Jamais on ne m’a dit oui Marcel! » Toutefois, un non n’a jamais été une réponse pour lui. Ce n’était jamais la fin et s’il décidait quelque chose, il allait l’avoir à l’usure. Au Cégep, il fût admis à celui de Rivière-du-Loup, où après seulement une session, il réussit à s’impliquer un peu partout. Il poursuit ses études à l’université en éducation physique. Par la suite, 14 ans s’écoulent avant d’avoir son poste de professeur d’éducation physique au Cégep. Pendant ce temps, il prit connaissance qu’il devait continuer à étendre son champ d’intérêt davantage.

Suivre sa trail

À l’époque, M. Bouchard annonçait les conditions de ski à la télévision. Il commençait à sentir un intérêt grandissant de la population pour le plein air. Alors qu’il proposait de s’y intéresser, de faire des chroniques de plein air, mais les producteurs de télévision offraient le poste à quelqu’un d’autre avec qui ça n’avait pas bien fonctionné. Ensuite, il se propose à nouveau pour le faire et il réussit à réaliser une chronique de trois minutes aux quinze jours, pour ensuite paraître toutes les semaines avec des sujets qu’il choisissait la plupart du temps : « Jamais je n’ai manqué une émission. J’ai toujours été là. J’avais de bonnes cotes d’écoute! »

Comme éducateur, M. Bouchard a acquis une expérience nécessaire pour être un bon communicateur. Doté d’une sensibilité et d’un franc parlé, il ne s’est pas improvisé chroniqueur. Pour réussir à le faire, il a vécu et senti les choses qui lui sont arrivées : « J’allais raconter ce que j’avais vécu. Je n’allais pas raconter l’histoire d’un autre. Je n’allais pas faire croire des affaires au monde! » Selon lui, s’il veut intéresser les gens, un bon chroniqueur ne doit pas seulement dire quelque chose, mais il doit surtout créer de l’émotion.

Pour M. Bouchard, le plein air à Québec est intéressant « puisqu’on a quatre plateaux à utiliser de façons différentes et à exploiter au maximum soit l’hiver, le printemps, l’été et l’automne et nous avons des gens qui en font leur couleur. » Comme éducateur physique, toutes activités physiques étaient bonnes à explorer et à faire découvrir et, il y en avait autant que de personnes pour les pratiquer.

Le chroniqueur avait une belle chimie avec ses caméramans. « J’ai aimé cette gang-là à TVA. J’ai travaillé avec du monde qui aurait donné leur ventre à terre pour cette job et pour faire un travail de qualité. C’était plaisant! J’étais avec les meilleurs et ils me faisaient bien paraître ». Un des caméramans lui a déjà dit : « Marcel, moi quand je partais avec toi, je partais vivre quelque chose! » Les tournages se faisaient très vite de manière professionnelle, proactive et la distance n’avait pas d’importance pour lui. Il allait où ça lui tentait d’aller, en s’adaptant aux réalités et aux difficultés. Toutefois, il dit quelques mises en garde à ceux qui voudraient faire ce métier : « Certains pensent arriver avec du budget, du temps de caméra, d’images et de montage. Oublie çà! Souvent, tu arrives avec tes images, tu montes ça en 20 minutes avant d’aller en ondes! Je travaillais avec le monteur et j’avais un caméraman, mais on faisait tout ça ensemble ».

Bouchard est conscient que le milieu des communications n’est pas facile. Il y a beaucoup de compétition, il n’y a pas qu’une voie pour devenir chroniqueur et il existe une panoplie de possibilités. C’est la personne qui veut le devenir qui dessinera sa route, avec sa passion et l’énergie qu’elle sera prête à investir et « c’est ce qui fera qu’elle passera et que d’autres ne passeront pas », dit-il. Pour être un bon chroniqueur, il faut avoir vécu des expériences auparavant pour teinter la façon de décrire les choses que ce soit à l’écrit, à la radio ou à la télé. Le désir de partager est primordial. Aussi, il faut être passionné « que la tête, le coeur et le mouvement aillent ensemble et que ça parte des tripes, sinon ce sera un discours parmi tant d’autres ».

Bouchard termine en se prononçant sur la place des récréations dans le milieu scolaire. Selon lui, « la récréation est le fondement de tout apprentissage. Si tu n’as pas d’oxygène dans le cerveau, il n’y a rien qui entre et qui reste dans la mémoire. Dépenser de l’énergie, ça fait de la place à la nouvelle matière ». De plus, selon lui, il n’y a pas de mauvaise activité pour une personne, mais certaines ne sont pas adaptées à celle qui la pratique. Il est convaincu qu’il faut arrêter de penser que tout le monde peut faire pareil et qu’un seul modèle est « beau ». L’entrainement n’est pas une longue ligne droite tranquille, tout comme la vie, c’est un cycle. Il rappelle une chose importante : « le mouvement c’est la vie et quand on cesse de bouger, on commence à mourir ».

Maintenant retraité, il confiait que son père dirait : « Un vieux loup garde sa trail. Quand il vieillit, il repasse à la même place ». Pour M. Bouchard, il a parlé à du monde toute sa vie et il doit continuer de le faire. Il affirme : « Tant que je vais être vivant, je vais faire la promotion de l’activité physique. Je ne reviendrais pas à TVA. J’y ai fait tout ce que j’avais à faire. J’ai fait de belles affaires, j’ai de beaux souvenirs. Même pour une autre station de télé, je ne suis même pas certain que j’irais. J’aime faire ce que je fais maintenant, quand je veux ». Dorénavant, il continue d’être actif et de promouvoir l’activité physique autrement en attirant ces abonnés passionnés de sports et de plein air avec des vidéos et des posts régulièrement via les médias sociaux.

Crédit photo : Salut Bonjour

Catégorie de l'article:
COMMUNICATION

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