Ma mystérieuse relation avec le café

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Faisons une petite rétrospective de ma relation avec le café, depuis ma tendre enfance. Je me rappelle encore très bien lorsque mon père se servait ses deux doses de café quotidiennes, dans sa fameuse tasse des Beatles. Franchement, ça avait l’air dégueulasse. Une mixture noire, beaucoup trop chaude, dans laquelle on met du lait, pour finalement que ça devienne marron? Aujourd’hui, cette simple description me donne l’envie de démarrer ma cafetière et de m’injecter un autre round de ce délicieux nectar. Mais à l’époque, ça avait l’air tout sauf ragoutant.

Il y avait aussi l’odeur. À chaque fois que ma mère m’amenait dans une boutique afin d’acheter du café en grains, je restais le plus proche possible de l’entrée et je me bouchais le nez. Mon pauvre système olfactif était surchargé de toutes ces différentes odeurs déplaisantes pour un enfant. Maintenant, c’est avec les narines grandes ouvertes que j’entre avec allégresse dans n’importe quelle brûlerie.

Il fallait pourtant que j’y goûte. En observant les effets que ça avait sur les autres, j’y étais tenté : quel genre de boisson peut rendre de bonne humeur de cette manière? « Ce n’est pas pour les enfants », me disait-on. Une maudite chance. Imagines-tu comment je serais complètement hystérique tout le temps si j’avais grandi avec du café dans les veines? J’aurais été un genre d’Obélix du café : tombé dans la marmite lorsqu’il était petit. Quoique je rattrape ce retard en dépassant largement les 400 mg par jour recommandés par Santé Canada. Je serai peut-être Obélix un jour, finalement.

J’ai donc attendu, avant de pouvoir goûter. La première fois, j’ai trouvé ça horrible. Faut dire que c’était un café d’après-dessert d’hôtel et que j’avais rajouté le plus de sucre que je pouvais. Bref, une expérience désagréable. Mais, au fil du temps, j’ai compris. C’est comme si le Dieu du Café était descendu du ciel pour me prendre par la main : « tu boiras, et ta journée sera plus belle ». Putain, oui.

Quand je me prends un café le matin, j’aurais beau être entouré de monde, je suis seul avec moi-même sur un moyen temps jusqu’à ce que je prenne la première gorgée.

Cette affirmation est d’ailleurs encore plus vraie au travail. Le pire cauchemar : avoir des interactions sociales avec des clients à 9 h 00 avant d’avoir eu la chance de prendre une tasse. Et de leur servir un café. Ce supplice qui arrive trop souvent.

Don’t talk to me unless I had my coffee.

Credit photo: pixabay
Révisé par : Amélie Farré

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ART DE VIVRE

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