Nous vs les autres

Écrit par

2018, l’année du changement selon plusieurs. Nous évoluons, certes ; mais changeons-nous vraiment ?

Nous sommes ce que nous sommes jusqu’au moment où nous changeons. Et cela ne va pas nécessairement de pair avec le changement de date. Les racistes de 2017 le sont probablement tous encore en 2018. Les partisans de l’extrême droite la supportent encore un, deux ou trois ans plus tard, sans même que nous le sachions. Et c’est avec ces mêmes gens que nous passons nos meilleurs moments au travail.

Pouvons-nous les blâmer de ne pas nous montrer leur vraie nature?

Il semblerait que l’on ne peut voir les autres tels qu’ils sont réellement. Est-ce vrai?

Prenons l’histoire fictive d’un meurtrier, agresseur, voleur, continuez la liste… Ce même homme, ayant commis tous ces crimes, a eu une enfance exemplaire, dans un bon quartier, avec une famille qui l’aimait et qu’il aimait. Respectueux, bons résultats scolaires, un parfait exemple à suivre. Pourtant, ses envies meurtrières ont pris le dessus presqu’à la fin de sa vie, à soixante-quinze ans, lorsqu’une voisine l’a un peu trop énervé. Après cela, il n’a pas pu s’arrêter et a effectué crime après crime. Qui l’aurait cru ?

Deux scénarios sont possibles pour les proches de cet homme tentant de trouver une explication à ses gestes. D’une part, ses actions confirment les doutes que certains possédaient déjà sur cet homme. D’autre part, ses actions surprennent à un point ceux qui ne le croyaient pas comme cela.

Est-ce la faute de l’homme de n’avoir jamais trahi sa vraie nature ou des autres qui ne l’ont jamais décodée?

Les gens ne voient les autres que comme ils veulent les voir. Peu importe à quel point une personne peut être gentille, il y en a toujours une autre qui va la détester, se basant sur une action ou sur un préjugé. Peu importe à quel point une personne peut être inhumaine, il y en a toujours une autre qui va l’aimer et voir son bon côté. Qui a raison? Qui a tort?

Comment pouvons-nous traiter une personne de ci ou de ça alors que cette personne elle-même ne sait pas que c’est ce qu’elle dégage? Comment pouvons-nous avoir de la haine contre quelqu’un alors que cette haine n’est alimentée que par notre propre perception de cette personne?

Bien sûr, comme pour chaque règle, il existe des exceptions. Nous pouvons tout de même changer la façon dont nous percevons autrui. Mais, plus précisément encore, ce que nous pouvons changer, c’est ce que nous-mêmes dégageons. Nous avons le pouvoir de volontairement influencer positivement ce que les autres pensent de nous. Voici sur quoi nous devrions nous concentrer.

Crédit photo de couverture : Pixabay

Révisé par : Évelyne Parenteau

Articles tagués:
· ·
Catégorie de l'article:
ART DE VIVRE

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *