Octobre, c’est bleu, blanc, rouge

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Pour plusieurs, le début de saison de la LNH, c’est comme le retour du sens de la vie. Depuis le 7 octobre, le Québec est englouti sous un raz-de-marée bleu,blanc, rouge. Par contre, pour certains (incluant votre dévouée rédactrice), c’est le retour du fléau.

On va se le dire, au Québec, le hockey c’est plus qu’un sport. C’est plutôt une espèce de religion dont la vénération extrémiste des dieux dépasse l’entendement. Même si on se vante haut et fort d’être une province laïque, on en annule toute la crédibilité dès que le capitaine pose son patin sur la glace lors du premier match de la saison régulière.

Comparer la passion des Québécois pour le hockey à la religion ne peut même pas être considéré comme une mauvaise blague. Étrangement, un nombre assez important de similitudes ressortent entre ces deux phénomènes. Pour mieux les comprendre, vaut mieux se mettre en situation.

C’est soir de match. Les fanatiques se vêtent de leurs plus beaux atours (un jersey ayant connu de meilleurs jours) et s’installent tous ensemble dans le salon pour écouter les prêcheurs. Sur la table, le repas sacré (encore plus que des hosties) composé d’ailes de poulet, de pizza et de bière. La prière de fin de messe est tout aussi essentielle. Elle se compose, entre autres, de beuglements euphoriques ou de mots d’Église prononcés à répétition. En fait, son contenu dépend du résultat final. C’est là où on béni les dieux (à comprendre les joueurs) ou on maudit le prêtre (c’est-à-dire l’arbitre).

Vous voyez ? C’est exactement la même chose.

En plus de la célébration, on retrouve différents types de croyants parmi la faune québécoise. Pour faciliter leur catégorisation, divisons-les par intensité de vénération.

Tout d’abord, le premier stade. Les adorateurs de stade 1 ne sont pas des passionnés. Bien souvent, ils ne sont pas très assidus envers leur équipe favorite. Ils regardent une partie de temps en temps avec leurs amis, mais le hockey est plutôt une excuse pour eux pour prendre de la bière entre chums et pour manger des cochonneries sans se faire juger par leur(e) conjoint(e) …ou leur mère.

Les adorateurs de stade 2 sont plus intenses que ceux classés dans la première catégorie. Toutefois, on ne peut pas parler d’obsession. Ces gens-là sont au rendez-vous tous les soirs de match. Bien que ce soit un énorme sacrifice pour eux, il leur est possible de manquer une partie. Par contre, ils ne manqueront pas de s’informer du déroulement de la partie à chaque minute et trouveront probablement le moyen d’en visionner quelques extraits (en clair, vaut mieux les laisser devant la télévision).

Pour terminer, le stade 3. Les gens atteints sont de véritables obsédés. En fait, ce sont des extrémistes. N’essayez pas de séparer ces fidèles de leur salon les soirs de match, c’est mission impossible. Généralement, ils installent leur petit drapeau sur leur voiture dès la fin septembre et gardent leur barbe des séries toute l’année (pour la chance t’sais). Ils n’écoutent pas la partie avec leurs amis parce qu’ils ont peur d’en perdre une demi-seconde. D’ailleurs, si par malheur cela arrive, ils iront la regarder sur leur téléphone ou attendront la rediffusion de la partie de lendemain matin. De toute façon, ils l’écoutent toujours. Les pools n’ont plus de secrets pour eux et ils se nourrissent exclusivement d’ailes de poulet. Si vous êtes en couple avec l’un d’eux, vous ne voyez généralement votre conjoint(e) qu’après les séries éliminatoires.

Bref, peu importe la passion ressentie pour notre sport national, une chose est sûre : personne ne peut résister à une soirée hockey entre amis.

GO HABS GO !

 

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SPORT

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