The Post : L’ultime combat pour la liberté de presse

Écrit par
liberté

Alors que les différents journaux se font forte concurrence et que l’économie de la presse écrite est instable, l’éternel débat sur la liberté d’expression et la liberté de presse est chamboulé lorsque le gouvernement américain empêche le New York Times de publier des informations concernant les élus politiques. Le journalisme d’enquête bat son plein.

1971. Une année cruciale dans l’histoire des États-Unis. Les Pentagon Papers, documents classés confidentiels au sujet de la guerre du Vietnam de 1945 à 1967, sont substitués puis transmis à la rédaction du New York Times. Ils révèlent que les Forces armées des États-Unis sont impliquées et que le gouvernement américain ment à la population concernant cette guerre depuis plus de 30 ans. C’est le début d’un scandale, puisque le gouvernement de Nixon tente de freiner les publications et de contrôler, pour la première fois dans l’histoire du pays, la presse écrite.

Katharine Graham, interprétée par Meryl Streep, se retrouve propriétaire du Washington Post après le suicide de son mari. Dans ce contexte culturel, rares sont les femmes au pouvoir, et il est difficile pour elles de s’affirmer et de se faire écouter et respecter. À ses côtés, son rédacteur en chef, Ben Bradley, interprété par Tom Hanks, défend fortement la liberté de presse et refuse toute sanction ou tout contrôle du gouvernement. Rappelons que dans ces années, le Washington Post lutte contre son compétiteur, le New York Times, afin d’atteindre la même notoriété.

Le Times reçoit 7 000 pages confidentielles renfermant des milliers de secrets du département de la Défense des États-Unis qui ne correspondent pas avec ce que les dirigeants affirment. Il est le premier à les publier. C’est ainsi que le célèbre journal reçoit une injonction d’un juge de la Cour suprême. Conséquence : interdiction de publier davantage d’extraits de ces documents. Mais! Le Post reçoit des extraits et prend le relais afin de lutter pour la liberté de presse. C’est un combat entre la protection de la presse écrite et celle du président Nixon. Le dilemme est réel. Les enjeux sont élevés. Les employés du Post risquent la prison pour trahison et plusieurs autres raisons légales. Le Washington Post, entreprise familiale, risque de s’éteindre à jamais.

Steven Spielberg rend hommage au journalisme d’enquête et au combat de la presse écrite pour la liberté d’expression et la liberté de presse. Difficile de ne pas aimer ce film lorsqu’on étudie en communication publique. Vous verrez au grand écran la réalité des journalistes dans les années 1970, les ampoules dans les tubes à travers le bâtiment et l’obligation de courir à travers la ville pour respecter les heures de tombée. La méthode d’imprimerie et ce que c’était être un journaliste dans ces années est tout simplement fascinant. La fille avec un grand sourire du début jusqu’à la fin du film, c’est moi! J’ai adoré. Toutes les minutes du film.

J’ai particulièrement apprécié l’angle de la solidarité féminine tout au long du film. Les femmes se respectent et se soutiennent mutuellement. Ce sont d’excellentes scènes qui compensent pour les scènes dans lesquelles Katharine Graham doit affronter la discrimination envers les femmes et doit faire face à des commentaires sexistes.

De plus, une femme faisait partie du groupe de journalistes professionnels du Washington Post. Bien que ce film se passe dans les années 1970, il y a un important parallèle à faire avec les médias d’aujourd’hui. Les médias sont remplis de journalistes citoyens, de fausses nouvelles. Le contexte a changé en quarante ans, mais l’importance de la presse dans notre société est encore cruciale, et plusieurs scandales sont révélés grâce au journalisme d’enquête. Le scénario est encore d’actualité.

Juste pour vous convaincre davantage, à ce jour, Pentagon Papers a obtenu 79 nominations pour des prix dont deux aux Oscars et en a déjà remporté onze, avec un réalisateur hors pair et des acteurs largement récompensés avec des Oscars.

« In the First Amendment the Founding Fathers gave the free press the protection it must have to fulfill its essentiel role in our democraty. The press was to serve the governed, not the governors. » – Meg Grennfiel (Carrie Coon).

Crédit photo de la bannière : IMDB http://www.imdb.com/title/tt6294822/mediaviewer/rm1249071616

Révisé par Katherine Marois

Articles tagués:
· · · · ·
Catégorie de l'article:
CULTURE

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *