Portrait d’Alexandra Larochelle : Une auteure passionnée

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Alexandra Larochelle a vendu plus de 100 000 exemplaires de sa série jeunesse Au-delà de l’univers qu’elle a écrite à la fin de l’enfance et au début de l’adolescence. En 2015 et 2016, elle a publié les livres Des papillons pis de la gravité et Des papillons pis du grand cinéma qui marquèrent son grand retour dans l’univers de la littérature québécoise. Également, Alexandra a été scénariste et assistante à la direction d’écriture de la série Maxi apparue en 2017 sur les ondes de TFO et de Tou.tv.

L’étincelle de sa passion pour l’écriture remonte au début de l’enfance. Lorsqu’Alexandra avait trois ans, ses parents lui racontaient les mêmes histoires avant de s’endormir. Un soir, sa mère lui proposa d’échanger les rôles, c’est-à-dire que c’est Alexandra elle-même qui lui raconta une histoire : « J’en ai alors inventé une et de plus en plus souvent, c’était à mon tour de raconter une histoire. C’est là que tout a commencé ».

Sa passion pour les mots a, quant à elle, débuté lorsqu’elle a reçu un journal intime au Noël de ses cinq ans : « J’ai commencé, à ce moment-là, à écrire des histoires dans mon journal intime ». Elle avait d’ailleurs appris à lire et à écrire entre l’âge de quatre et cinq ans par l’entremise d’un ordinateur jouet.

C’est en 2003, à l’âge de 9 ans, qu’Alexandra a écrit son premier roman intitulé Au-delà de l’univers dans sa classe de quatrième année. Un an plus tard, en 2004, celui-ci se retrouvait en librairie et ce fut le commencement d’une belle et grande aventure.

Crédit photo : Michel Paquet

Lorsqu’Alexandra a commencé sa carrière d’écrivaine, ses parents l’ont toujours soutenue dans ce projet (sans lui mettre de la pression) et dans ses choix : « Ils m’ont toujours dit que je pouvais arrêter quand je voulais et qu’il ne fallait pas stresser avec ça ». Cependant, ses parents tenaient à ce que la jeune auteure respecte ses engagements, en lui affirmant : « Par contre, si tu t’engages pour un prochain livre, tu le fais pour de vrai. Tu respectes tes engagements et tu le fais jusqu’au bout ». Elle a donc appris la discipline dès son jeune âge (en jonglant avec l’école et l’écriture de sa série jeunesse), ce qui fait en sorte qu’aujourd’hui, elle est capable de jongler avec de nombreux projets à la fois.

Entre sa série jeunesse et sa série pour adulte, Alexandra a pris une pause qui au départ devait durer un an, mais qui s’est étendue sur huit ans. Ce sont d’ailleurs ses parents qui lui ont conseillé d’arrêter avant qu’elle aborde le sujet. En fait, au milieu de l’adolescence, vers l’âge de 15 ans, Alexandra ne profitait pas de sa jeunesse. Elle était tellement occupée à écrire des livres et à collaborer dans plusieurs magazines et blogues, qu’elle n’allait que très rarement aux partys et ne voyait ses amis qu’à l’école. L’élément déclencheur de cette pause fut une rencontre avec un jeune homme durant un party d’Halloween : « On se faisait du charme pendant cette soirée ». Quelques jours plus tard, ce dernier invita Alexandra à faire une activité avec lui pendant l’après-midi. Elle a alors dû décliner l’invitation parce que son horaire ne lui permettait pas : « Il fallait que j’écrive et j’avais un roman à livrer bientôt ». Son père ayant attendu la conversation lui a demandé si ce garçon lui plaisait et elle a affirmé que oui, il lui plaisait. C’est à ce moment-là que son père lui a dit d’appeler son éditeur parce que ça ne fonctionnait plus. Il voulait que sa fille profite de son adolescence. Il lui a donc suggéré de prendre une pause d’une année.

Crédit photo : Canaille Blog

Au début, Alexandra était réticente à prendre cette pause, car l’écriture faisait partie d’elle-même. Sa pause a finalement duré huit ans et pendant celle-ci, Alexandra a eu une vie « normale » d’adolescente et de jeune adulte. Elle est allée dans des partys et elle a eu des emplois étudiants. Elle s’était d’ailleurs dit qu’elle reprendrait l’écriture pendant sa dernière année de secondaire, mais elle a voulu étirer sa pause jusqu’à sa première année de cégep parce qu’elle croyait que son horaire allait lui permettre d’écrire. Mais finalement, elle a tellement aimé son programme en cinéma au cégep où elle a eu la chance de toucher à l’écriture de publicité et de scénario de film qu’elle ne pensait plus à écrire des romans : « Je l’avais fait, je l’avais vécu, c’était correct, mais j’étais ailleurs. Je me disais que j’allais écrire des scénarios de films et de publicités. Ça me motivait vraiment ». À l’université, sa tête n’était plus à l’écriture de roman.

Puis, tranquillement, l’idée du personnage principal, Frédégonde Hautcoeur, de sa série pour adulte a germé en elle. Cette histoire, elle voulait l’écrire que pour son plaisir. Alors, elle l’a écrite sur une durée de deux ans, à temps perdu. C’est lorsqu’elle a mis le point final à sa dernière phrase qu’elle a ressenti une fierté en elle : « J’avais de la misère à me résoudre à ne pas le publier. Je savais que la porte était restée ouverte avec ma maison d’édition. Il m’avait dit que si je voulais revenir, je le pouvais. J’ai décidé de leur envoyer, ils ont accepté et ça a reparti l’aventure ».

Aujourd’hui, Alexandra se sent à sa place. Autant elle adore écrire des scénarios de films et de séries comme la série Maxi, autant elle aime écrire des romans. « Dans la vie, j’ai besoin d’avoir plein de projets différents ».

Restez à l’affût, plusieurs projets d’Alexandra Larochelle vont voir le jour d’ici la fin de l’année.

 

Crédit photo de couverture : Gabrielle Beaupré

Révisé par : Andréanne Tremblay

Catégorie de l'article:
CULTURE

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