Portrait d’Étienne Béland : Un photographe conceptuel

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En janvier dernier, l’un des projets personnels d’Étienne Béland, l’Insectarium — un photoshoot de maquillage portant sur la thématique des insectes —, a été publié dans le magazine Scorpio Jin, l’une des plus prestigieuses revues de mode et de beauté des États-Unis.

Étienne Béland se démarque par son baccalauréat en design graphique et par sa passion pour la photographie. Il affirme qu’il maîtrise très bien ces deux formes d’arts, mais il ne se considère pas pleinement accompli : Étienne ressent un désir constant de repousser ses propres limites. Sa passion et sa profession sont complémentaires l’une de l’autre : « Le fait d’avoir un baccalauréat en design graphique me permet de maîtriser tout le côté conceptuel et réfléchi qui se retrouve derrière une photo ». Plus précisément, avant de faire une photographie, il va penser à son univers — il va choisir le fond de la photo, la lumière, ses modèles en prenant en considération leurs caractéristiques physiques, etc. — et par la suite, il va la réaliser. Ses connaissances en design graphique, c’est-à-dire les notions en image de marque qu’il a acquises au cours de son baccalauréat, lui permettent également de faire des photos publicitaires.

C’est pendant le secondaire qu’Étienne a eu l’étincelle pour le graphisme : « J’ai eu [le logiciel] Photoshop à la maison et j’ai commencé à travailler des images. J’aimais leur donner mon propre caractère, mon propre style ». Ce coup de cœur a grandi durant l’été 2009 où il a touché également à la photographie : « J’ai reçu un appareil photo en cadeau. Pendant l’été, je suis parti en vacances avec ma famille et je photographiais n’importe quoi ». Il a exploré la photo de paysage et un peu de portrait, et ensuite, il a retouché toutes ses photos en y laissant son propre style. C’est à partir de cet instant-là qu’Étienne a travaillé sur son style artistique et photographique afin de pouvoir se distinguer des autres.

Crédit photo : Étienne Béland

Par ailleurs, Étienne s’est totalement imprégné de l’univers du portrait lorsqu’il a commencé à travailler chez Magenta Studio Photo : « Le portrait photo m’a intéressé beaucoup plus que je l’imaginais. Toutes les semaines, je faisais, à peu près, 20 photoshoots. En deux ans, j’en ai fait environ 1000. C’est incroyable! » D’ailleurs, cet emploi a permis à Étienne de se perfectionner dans le portrait et ainsi de très bien comprendre cet univers.

Pour la conception de ses projets personnels, Étienne va partir d’une idée vue quelque part, pour ensuite la mettre sur une page blanche. Généralement, il va s’inspirer d’une autre œuvre artistique. En effet, il va aller dans les musées, dans les événements, dans les places artistiques, dans les spectacles, dans les défilés de mode, etc., afin de créer une petite étincelle dans sa tête : « Par exemple, en regardant un morceau de vêtement fait à 100 % de paillettes, cela peut me créer une petite étincelle. Je vais alors m’imaginer un univers qui va être 100 % construit à partir de paillettes. Ensuite, avec ma feuille blanche, je me demande comment cet univers pourrait être décliné dans mes personnages, dans mon maquillage, dans mes vêtements, dans ma lumière, dans mes accessoires, dans mon arrière-plan, etc. » Et ainsi, tout l’univers va se mettre en place pour la réalisation de son projet photographique.

Pour le photoshoot de l’Insectarium, ça a été différent : « L’étincelle est venue du fait que je n’avais pas beaucoup de projets beauty shop [photographie de cosmétique] dans mon portfolio ». Étienne s’est alors demandé : « De quelle façon je pourrais mettre en évidence des cosmétiques tout en restant simple? » Il voulait seulement qu’un visage soit mis en avant-plan sur un fond uni. « Mon idée principale était que les maquillages s’inspirent de certains insectes ». Étienne s’est alors allié à un biologiste possédant plusieurs sortes d’insectes, dont des papillons, des mantes religieuses et des araignées. Pour cette séance photo, il a également collaboré avec deux maquilleuses et trois modèles. « Personne n’était payé, mais tout le monde croyait à ce projet. Moi, j’étais celui à la tête du projet. Il fallait que je convainque ces personnes de donner de leur temps et de mettre leur matériel en commun pour n’obtenir comme rémunération que les photos finales. »

 

Crédit photo : Étienne Béland

Après la réalisation de son Insectarium, Étienne, très fier du résultat final, a voulu soumettre ses photos à plusieurs magazines afin que celles-ci soient publiées : « J’ai envoyé ma première soumission au plus gros magazine à 17 h et, 10 minutes plus tard, soit à 17 h 10, j’avais la confirmation qu’il acceptait de me publier dans le prochain numéro. » Alors, tous les collaborateurs d’Étienne et Étienne lui-même ont eu « de très belles publications dans l’un des plus gros magazines de beauty shop américains ».

Pour finir, ce qui rend Étienne le plus fier est qu’il continue à rester fidèle à son style malgré toute l’influence extérieure. De plus, il est très fier de rester inaccompli parce qu’il est conscient que son apprentissage est loin d’être fini et qu’il va continuer à apprendre dans les années à venir. Il ne prend d’ailleurs rien pour acquis : « Malgré le fait que j’ai fait de super belles réalisations, ce n’est pas à cause de celles-ci que je peux m’asseoir sur mes lauriers parce qu’il n’y a rien de joué dans la vie et que chaque jour est un autre jour. »

 

Instagram : @e.beland

Page Facebook : Etienne Béland Photographie

www.etiennebeland.com

 

Crédit photo de couverture : Carolanne Lamontagne Photographe

Révisé par : Émilie Pouliot

Catégorie de l'article:
CULTURE

Commentaire

  • Etienne, nous sommes vraiment fier de toi, tu as beaucoup de potentiel et surtout, crois a tes rêves, toi seul peut les réaliser, pas les autres. Ton destin t’appartiens. Il aura la réussite que tu voudra lui donner. Ne laisse personne influencé ton avenir ou vivre a ta place.

    Patrice cote 23 mars 2018 20:37 Répondre

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