Prendre le temps de prendre le temps

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Temps

Combien de fois entendons-nous « je n’ai pas le temps » ? Sérieusement, je pense qu’un peu tout le monde abuse de cette phrase. Oui, nous vivons dans une société hallucinante dans laquelle le temps est précieux. Le temps équivaut même à de l’argent comme nous le disons.

Aujourd’hui, combien de fois nous arrêtons-nous juste pour prendre le temps de réfléchir sur soi-même, sur ses buts et ses objectifs dans la vie, sur ce que nous voulons réellement ? Pour tout simplement prendre du temps pour soi, sans aucune distraction extérieure.

Une expérience intéressante  

La fin de semaine passée, j’ai expérimenté une activité que j’appréhendais au départ. Mon copain me parlait depuis quelques semaines d’aller passer du temps au chalet. OK il appelle ça le chalet, mais on va se le dire, c’est un shack (qui soit dit en passant n’est en aucun cas un terme péjoratif). C’est juste que de l’extérieur, et de l’intérieur aussi finalement, l’espace était très, TRÈS restreint. Lorsque nous sommes arrivés à cet endroit en raquettes (parce qu’il y a aucun autre moyen de s’y rendre en hiver), je doutais.  En fait, je me demandais pourquoi le fait d’aller à cet endroit le rendait si heureux. Dans cet espace clos, il y avait un lit de camp replié sur lui-même contre un mur, une petite banquette servant de table, quelques chaises empilées les unes sur les autres ainsi qu’un petit poêle à bois.

Quand nous sommes arrivés, nous avons mis en marche le petit poêle avec du bois que mon copain avait apporté à bout de bras, jusqu’à quasiment se tuer. En quelques minutes, nous avons installé un beau petit set-up. Il avait laissé son téléphone cellulaire dans la voiture plus loin, alors tout ce qu’on avait était nous ainsi que le paquet de ramens que j’avais apporté (lol). LÀ, j’ai compris pourquoi ça le rendait si heureux.

À travers nos activités habituelles en ville, mêlés dans le brouhaha de tout ce qui nous entoure, on finit par en oublier l’essentiel. J’ai finalement trouvé cette expérience encore plus plaisante que toutes les sorties aux spas et au Mont-Tremblant que nous avions faites auparavant.

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« Un semblant de paradis » (Crédit photo : Laurence Bourget)

Se retrouver au milieu de cette nature, avec rien d’autre à faire que de l’admirer dans toute sa beauté et d’écouter le silence autour, représentait pour moi le paradis, durant quelques instants. Le fait de revenir en raquettes avec le ciel remplis d’étoiles et la lune qui éclaire la neige c’était absolument parfait. Le fait de descendre la montagne au lieu de la monter était probablement un facteur favorable au milieu de cette nature angélique. J’ai peut-être l’air un peu grano à écrire ça aujourd’hui, mais je voulais transmettre le fait qu’il est important de s’arrêter un peu, et de profiter d’à peu près rien. C’est souvent ces moments qui font les plus beaux souvenirs que nous gardons en mémoire…

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« Des souvenirs pleins la tête » (Crédit photo : Laurence Bourget)


 

Légende et crédit photo de l’image de couverture : le seul moyen de s’y rendre l’hiver est en raquettes (Crédit photo : Laurence Bourget)

Révisé par : Malika Schneider

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ART DE VIVRE · VOYAGE

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