Quand l’échange fait grandir

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L’hiver est arrivé avec ses premiers flocons. Ça signifie deux choses : les fêtes et la fin d’année s’en viennent. Alors pourquoi pas prendre de bonnes résolutions à l’avance en devenant, par exemple, un peu plus solidaire? Des initiatives en ce sens fusent de partout, mais aujourd’hui c’est La Baratte qui est à l’honneur.

Un projet né il y a presque 20 ans, qui a bien grandit. La Baratte veut « nourrir l’estime de soi », c’est-à-dire permettre de se redonner une chance dans les moments creux. L’initiative parle à tous et à toutes; des enfants aux jeunes adultes, des adultes aux aînés et des étudiants aux travailleurs. Quelle que soit la difficulté éprouvée, il faut montrer qu’elle est surmontable avec un peu d’aide.

Retour sur une initiative aux multiples facettes et sur les programmes qu’elle propose. En partenariat avec Emploi-Québec, qui aide à rémunérer les participants, La Baratte propose deux programmes d’insertion ou de réinsertion dans le monde du travail :

Trampoline, pour l’insertion socioprofessionnelle :

●        Formation de 24 semaines permettant d’apprendre un métier semi-spécialisé

●        5 évaluations

●        Cours de francisation

PAAS-Action :

●        Assistance de dernier recours pour les personnes présentant une limitation physique ou psychologique, qui peut durer un an ou plus

●        3 mois pour atteindre un nombre d’heures hebdomadaire minimum afin de réintégrer progressivement le monde du travail

« Au début, La Baratte, ce n’était qu’une cuisine collective », affirme Stéphane Paradis, directeur général. Le groupe offre un service de traiteur, en livraison ou sur place, et agit sur tous les fronts, pour tous les âges. S’il est possible de trouver leurs produits à la soupe populaire du Marché public de Ste Foy ou encore au Marché local UL, La Baratte s’implique depuis peu dans un partenariat avec l’école Boudreau, pour qui elle prépare des collations afin de favoriser l’apprentissage chez les jeunes et de veiller à ce qu’aucun élève ne manque de rien. Tous les jeudis, de 8 h 30 à 10 h 30, des bénévoles se réunissent également afin de préparer le Petit déjeuner populaire, un événement propice aux rencontres et aux discussions autour de petits-déjeuners. « Ce sont des repas sains et équilibrés, mais il y a aussi un service d’écoute. Cela favorise les échanges et brise l’isolement. C’est une occasion de se retrouver », explique Rosanne Lampron, directrice adjointe et intervenante socioprofessionnelle pour La Baratte.

Comment prendre part à cette initiative? Toute aide bénévole est précieuse, que ce soit en cuisine, à la livraison des repas ou encore à l’accompagnement. Les dons le sont aussi.

Le projet soufflera d’ailleurs ses 20 bougies en juin 2019 et organisera pour l’occasion un événement majeur. Plus d’informations à venir…

Quelques exemples de repas préparés au cœur des cuisines de La Baratte

Recettes en pot

Il faut savoir que ce genre d’initiative est également présent dans le milieu étudiant avec, par exemple, l’ASNUUL (Association pour la simulation des Nations Unies de l’Université Laval). Pour la deuxième année consécutive, l’association a monté une campagne de financement socialement responsable, en partenariat avec l’organisation Recettes en pot, venue de Montréal. Cette organisation vise à créer des emplois par la confection de ses produits et à générer des dons de nourriture (en plus d’être écologique, car les pots sont réutilisables).

L’an dernier, c’est 1381 repas qui ont été remis à une banque alimentaire locale grâce à cette campagne. Cette année, l’association a atteint les 1840 ventes. Pour chacune d’entre elles, un don sera versé à une banque alimentaire. Plus qu’une aide au financement du voyage de l’association (à destination de la plus grande simulation de l’ONU ayant lieu à New York), ce sont des repas qui seront offerts à ceux qui en auront besoin: l’acte est doublement solidaire.

« Ainsi, une campagne menée avec les Recettes en pot permet à la fois d’encourager une cause ou une association, de créer et maintenir des emplois d’économie sociale en favorisant l’insertion ou la réinsertion professionnelle, et d’offrir un soutien à une banque alimentaire locale », explique Annie-Pier Bacon, la présidente de l’ASNUUL pour l’année 2018-2019.

Ces projets prouvent qu’il n’existe pas de petites initiatives et qu’elles peuvent prendre de l’ampleur, en partant d’un simple geste à l’échelle locale.

 

Crédit des photos : Courtoisie

Plus d’informations ici :

https://www.labaratte.ca/

https://asnuul.recettesenpot.com/

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