Trois (autres) entrevues flash du Show de la Rentrée

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La suite des entrevues flash d’Intercom au Show de la Rentrée de l’Université Laval. Ces entretiens proposent la meilleure expérience scénique des artistes ainsi qu’une anecdote cocasse.

Écrit par : Xavier Gagnon

LaF

Ils agissent comme ambassadeurs du hip-hop québécois depuis leur victoire au concours Les Francouvertes, et continuent de se faire remarquer dans les nombreux festivals et spectacles qu’ils enchainent. En formation «tournée», quatre des six gars de LaF étaient présents au Show de la Rentrée et ont joué quelques nouvelles chansons de leur dernier EP, Hôtel Délices.

Leur meilleur show

Le rap de LaF, jazzé aux sons souls et électros, attire habituellement une foule amatrice du genre. Même si la réponse des «fans» est toujours agréable, plaire à un nouveau public peut s’avérer enrichissant. C’est d’ailleurs au Widewood de Shawinigan, où l’on venait en famille, que la formation a donné l’un de ses meilleurs spectacles. «Même les enfants dansaient! Dans un festival qui est là depuis 18 ans et où tout le monde se connait, on a embarqué à fond», résume Thomas, aussi appelé Mantisse.

Une anecdote

L’un de leurs moments les plus marquants… «c’est quand on a failli mourir cet hiver», raconte Thomas. En fait, les six amis ont décidé de s’isoler dans un chalet en décembre dernier. «Chalet, c’est même un grand mot», assure Julien, le beatmaker travaillant sous le nom BLVRD. «On était dans un petit shack rustique dans le Lac-des-Seize-Îles, c’était la période de grands froids, il devait faire – 40 Co».

Cet endroit de ressourcement musical n’offrait pas de toilettes ni d’eau courante, seulement un peu d’électricité. «Il fallait qu’on buche du bois pour se réchauffer», plaisante Thomas.

En plus, ils devaient transporter leur studio maison pour se rendre à la cabane. «Il fallait marcher sur le lac gelé pendant des heures avec notre équipement sur le dos», relate Julien.

Au moins, un nouveau projet aura surgi de ces conditions intenses auto-infligées. C’est en effet de ce ressourcement que leur dernier EP a été pensé. «Beaucoup de peine et de misère, mais une bonne part de l’esprit d’Hôtel Délices est parti de là. C’est à ce moment-là qu’on a créé le départ de ce projet-là», dit Thomas.

Maestronautes

Maestronautes, figure montante parmi les étoiles du rap local, propose des rythmes effrénés aux allures old school avec des textes métaphoriques aux thèmes de l’espace et des airs.De gauche à droite : Dom P, Lewis Dice, Vincent Biliwald. Crédit photo : Xavier Gagnon

Leur meilleur show 

Apparemment, les meilleures soirées sont celles que l’on ne prévoit pas. Ce fut le cas pour le trio, qui s’est fait appeler en après-midi pour aller donner un spectacle le soir même au Festival de l’épi, à Scott. «On s’est fait caller la journée même pour faire le spectacle parce que Fouki était malade», raconte Vincent. «On a fini par rencontrer les gars de Gros Big et on a eu ben du fun avec eux autres. On a été accueilli comme des rois».

Dom P : «C’était dans un chapiteau et il pleuvait des cordes cette soirée-là. On ne savait pas à quoi s’attendre comme réponse, mais finalement, ça a brassé».

Une anecdote

Alors qu’ils étaient partis aller filmer leur vidéoclip pendant un voyage au Panama, Vincent, Dominique et leur ami William arrivent après une longue journée de marche à leur Airbnb, où un mystérieux four s’y trouve.

«C’était la première fois que je voyais un four au gaz avec une plaque en verre», raconte Dom P. «On essaie de lever la plaque et tout, mais on décide de faire chauffer nos pâtes dessus quand même».

«Il y avait des ronds de poêles dessinés», rajoute Vincent, comme pour s’expliquer.

Dom P : «Après un temps, le verre est devenu chaud au complet. On a eu une grosse journée et on ne se posait pas trop de questions. Et là, je montre les lyrics d’une tune qu’on écoutait en boucle au Panama».

«Vince avait son visage à un pouce du poêle pour sentir les pâtes. Au moment où il se retourne pour regarder mon cellulaire, le verre a explosé. Il y avait des milliers de petits morceaux partout. Pour de vrai… partout», se rappelle le rappeur. «Je tiens à mentionner que Vincent était en p’tite short, pieds nus. Il y avait des morceaux de verre fondus dans le tapis. On a eu de la chance».

La chanson qui a sûrement sauvé Vincent : Diego, de Slimka.

La Bronze

La Bronze, artiste à carrière internationale, fait danser les foules du Québec et de l’Europe avec ses chansons électros pop aux allures rocks.Nadia Essadiqui, ou La Bronze, avec son claviériste Clément Leduc. Crédit photo : Xavier Gagnon

Son meilleur show

Elle se souvient particulièrement d’un spectacle au Maroc, au Festival Timitar, dans lequel elle a su résonner avec la foule qu’elle qualifie d’épique. Lorsqu’elle se fait demander la différence majeure entre les spectacles d’Europe et du Québec, elle insiste sur la futilité du sujet : «je m’en fous un peu d’où je suis dans le monde, c’est vraiment un moment de plaisir et de liberté qu’on partage, et c’est ça qui compte.»

Une anecdote

Malgré tous les bons spectacles, de mauvaises expériences peuvent aussi survenir. Lors d’un évènement que La Bronze préfère garder anonyme (parce que c’était trop « broche-à-foin »), Clément, son claviériste, a dû improviser seul sur scène devant la foule, un long moment, puisqu’il attendait qu’une vidéo en arrière-plan démarre (elle prenait tout son temps à se mettre en marche, évidemment).  « Il devait faire semblant de faire des choses seul devant des milliers de gens! », affirme-t-elle. En plus de la mauvaise gestion du début, les costumes aussi laissaient à désirer. « Je me suis fait prêter une robe pour une mise en scène, et finalement elle a lâché. Je devais la tenir tout le long pour être sûr qu’on ne voit pas mes seins, c’était ridicule », rigole-t-elle.

La Bronze prépare actuellement avec son équipe des spectacles au Chili et au Brésil, sa première fois en Amérique du Sud.

 

Crédit photo de la couverture : Xavier Gagnon

 

 

 

 

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ACTUALITÉ · CULTURE

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