Vite, vite, les vacances!

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La période de fin de session est pour tous, les deux-trois semaines les plus rushantes. Les travaux s’empilent et la motivation semble se cacher quelque part entre les trois cafés par jour et le désordre de la maison. Par-dessus tout, les magasins tombent en mode estival et, quand tout prend l’allure d’un 24 décembre, le goût des vacances frappe en plein cœur.

Personnellement, je m’imaginais déjà me lever vers les midi, pantoufles aux pieds, ma robe de chambre la plus chaude sur le dos et mon chocolat chaud à la main, en me partant un de ces films classiques diffusés à Ciné Cadeau. Ça, c’est les vacances relaxes, mais au lieu de ça, le réveil matin nous sort de notre précieux sommeil et nous dit : «Debout! La session n’est pas terminée, t’as cinq examens à réviser, GO!» Retour vers la réalité assez drastique merci.

Sans réellement s’en rendre compte, notre corps rebooste notre motivation et enclenche notre cerveau en mode «préparation à la semaine la plus intense de la session, mémorisation activée, contrôle du temps accéléré et copier/coller de toutes les lectures effectuées».

C’est à ce moment-là qu’on découvre la personnalité de chacun. Il y a ceux qu’on a oubliés tout simplement, car ça fait un mois qu’ils passent leurs soirées à préparer les examens. Ceux qui deviennent soudainement « des vraiment bons chums » et qui insistent pour étudier en équipe, et, oui, copient tes notes par-ci par-là. Ceux qui sont des bouddhas de l’ère actuelle, complètement zens et qui ont un discours du genre «détends-toi, faut pas trop tu y penses, ça va être chill». Ceux qui ne supportent pas la pression, qui craquent et finissent en larmes. Ceux qui abandonnent et qui deviennent les meilleurs clients du bar de l’université (la bière fait toujours du bien!). Et puis finalement, il y a ceux qui essaient d’avoir un juste milieu et qui passent par toutes les gammes d’émotions, du studieux d’un soir à « ah et puis tant pis, ce soir on sort! ». Les plus impressionnants sont ceux qui semblent gérer la période d’examen comme des chefs. Ils sont pimpants et motivent les autres comme s’ils étaient totalement en contrôle de leurs études. Ce sont des pros qui manient vie sociale et école à la perfection. Le pire c’est que oui, ils vont « péter » un score en haut des quatre-vingts et auront gardé la forme jusqu’à la fin. Devant eux, bien franchement, je m’incline, sous un ruissellement d’applaudissements. Bravo. La fin de session se présente donc comme un éveil aux personnalités, qu’elles soient glorieuses… ou pas.

En fin de compte, alors que je croyais que la fin de session était mon pire cauchemar, j’ai réalisé qu’elle rassemblait les gens, que le statut d’étudiant en semi-burnout était partagé, et que tout le monde se soutenait. Si l’image des vacances restait constamment dans le fond de ma tête, tout autour de moi, je voyais des gens qui me ressemblaient, et je me suis dit que c’était ça la période d’examens, un train dans lequel tous les étudiants embarquent malgré eux et où chacun essaie de garder le cap pour arriver à destination. Terminus Vacances de Noël, tout le monde descend!

 

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