Quand les mots deviennent superflus

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Hier, j’ai eu la chance de visiter l’exposition du World Press Photo à Montréal. Le World Press Photo est la plus prestigieuse compétition internationale de photojournalisme. Un panel de 19 experts jugent les photos primées prises dans 100 sites de 45 pays différents. Des millions de visiteurs se déplacent annuellement pour prendre part à cette exposition.

La photographie est un outil très puissant pour sensibiliser les gens sur des questions que les médias passent souvent sous silence. Les photographies présentées au World Press Photo montrent qu’un nombre impressionnant de participants qui ont tenté de développer différentes approches visuelles pour raconter autrement. Cette exposition permet de reconnaître ces photographes qui se consacrent à faire la lumière sur les violations des droits de la personne et qui défendent les droits de l’homme.

Les prises de vue sont toutes plus saisissantes les unes que les autres, mais deux d’entre elles sont particulièrement touchantes.

Tout d’abord ce couple, Marcos et Monica, qui habitent Buenos Aires et mariés depuis 65 ans. Diagnostiqué il y a quelques années, la malade d’Alzheimer lui prend ça femme. À 84 ans, Marcos décide de s’occuper de sa femme alitée, de la changer trois fois par jour et de lui réduire sa nourriture en purée. Elle est décédée en juillet 2011.

« Où trouverait-elle mieux qu’ici ? Je la traite comme une princesse, elle ne manque de rien ».

-Marcos

La deuxième photographie m’a interpellée à cause de son sujet: les sables bitumineux de l’Alberta. Fort McKay est un des lieux d’exploration et d’exploitation des sables bitumineux. La pollution engendrée par cette activité a détruit un milieu de vie unique. Une population autochtone habitait cette région éloignée, sans électricité ni services. Du jour au lendemain, des compagnies sont venues envahir cet espace vierge et ont repoussé les populations qui l’habitaient. «Sleeping with the Devil » est le titre d’une des photos présentes dans le montage.

Cette exposition nous montre à quel point l’humain peut être capable du meilleur comme du pire.

 

Katherine Laflamme
magazineintercom@gmail.com
@IntercomMag

Catégorie de l'article:
CULTURE

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